L’humanité célèbre ce 16 octobre, la journée mondiale de l’alimentation avec comme thème : « L'agriculture familiale: Nourrir le monde, préserver la planète ».




La réduction de la pauvreté reste un grand défi pour le Gouvernement de la République Démocratique du Congo qui l'a comme 1er OMD. La majorité de la population congolaise est pauvre et cette pauvreté se présente sous plusieurs facettes à savoir : faible revenu, insatisfaction des besoins alimentaires, incapacité d’accéder aux soins de santé et à la scolarisation, incapacité de se loger décemment, etc. Dans un pays qualifié de scandale géologique, aux ressources naturelles, aux potentialités agricoles abondantes, la RDC n’exploite que 10% de son potentiel de terres arables, soit 8 millions d’hectares.  Si le pays a dépensé 1.3 milliards USD[1] en 2013 pour le financement des importations alimentaires, combien a été injecté dans l’agriculture familiale ? Avec un faible budget alloué qui ne dépasse pas 4 %, pourtant, l’accord de Maputo (2004) exige 10 %, une vraie politique agricole adaptée en RDC est une nécessité. Raison pour laquelle, l’Union Africaine a baptisé l’année 2014, l’année internationale de l’agriculture familiale et de la sécurité alimentaire. Toute fois, l’agriculture familiale en RDC est butée à un certain nombre des problèmes notamment la faible productivité due au faible rendement à l’hectare, le manque d’appui financier et d’accompagnement technique et l’absence d’une meilleure politique nationale d’accompagnement des petits exploitants agricoles. Malgré que la RDC puisse disposer d’un Programme National d’Investissement Agricole qui traduit sa politique agricole pour la période 2013-2020 dont l’objectif primordial est de stimuler une croissance soutenue du secteur agricole (au moins 6%), nécessaire et suffisante à la réduction de la pauvreté et à  l’amélioration de la sécurité alimentaire, 70 % de sa population vivent toujours en milieu rurale et 71 % sont pauvres. L’agriculture familiale doit porter l’attention de la politique agricole comme base de développement agricole. Néanmoins, toutes ces politiques qui devraient permettre la croissance agricole, la réduction de la pauvreté et la création d’emploi ont du mal à être pratiquées par les petits exploitants agricoles.  Au lieu d’une vraie politique agricole qui met l’agriculture familiale au centre, on lit dans les médias, « le parc agros industriel », où l’espoir de tous les congolais est tourné. Point n’est besoin de preuve pour voir la triste fin de son confrère DAIPN (Domaine Agro-industriel Présidentiel de la N’sele) difficile à ressusciter. Le 16 Octobre doit permettre aux politiques de ce pays qu’est la RDC à murir des leurs idées pour permettre à 70 millions de congolais de bien se nourrir. L’alimentation est un droit comme l’est les autres droits. Selon le site (http://www.srfood.org/fr/droit-a-l-alimentation), le droit à l’alimentation est un droit de l’homme reconnu par le droit international qui protège le droit de chaque être humain à se nourrir dans la dignité, que ce soit en produisant lui-même son alimentation ou en l’achetant. Le droit à l’alimentation implique dès lors que les États créent un cadre habilitant qui permette aux individus d’utiliser leur plein potentiel en vue de produire ou de se procurer une alimentation adéquate pour eux-mêmes et leurs familles. Pour acheter de la nourriture, une personne a besoin de revenus adéquats : le droit à l’alimentation implique par conséquent que les États fassent en sorte que les politiques salariales ou les filets de sécurité sociale permettent aux citoyens de réaliser leur droit à une alimentation adéquate. Il fait partir des  droits économiques, sociaux et culturels…


[1] http://radiookapi.net/economie/2013/03/19/la-rdc-importe-chaque-annee-des-produits-alimentaires-pour-plus-dun-milliard-de-dollars/#.U9JeMdEg_IU
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