vendredi 15 mai 2015

17 mai 1997 : le jour où le ciel tomba sur le régime Mobutu


Le 17 mai 1997 tomba un samedi. Jour mémorable pour la plupart des Congolais, désormais des ex-Zaïrois. Plus que des larmes de crocodile que le maréchal-président avait versé le 24 avril 1990. C’était plutôt la fin de tout un régime. C’est ce jour là que les militaires de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) entrèrent dans la ville de Kinshasa.

Mobutu et sa famille ayant, la veille, quitté Kinshasa pour Togo via Gbadolite (son fief situé dans la province de l’Equateur), plus rien ne s’opposait à l’imprévisible remise et reprise forcée. Plusieurs dignitaires du régime déchu traversèrent le fleuve pour se retrouver au Congo-Brazzaville en attendant de se réfugier dans d’autres pays.

C’était la fin du régime en place depuis le coup d’Etat du 24 novembre 1965. Et le début d’un nouveau régime, celui incarné désormais par M’Zee Laurent-Désiré Kabila en sa qualité de président de l’AFDL. Une nouvelle page de l’histoire du Congo.

Congo venait de s’ouvrir.

Deux événements renseignaient déjà sur la fin du régime du maréchal Mobutu. D’abord, le vendredi 16 mai 1997. Le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, dirigé à l’époque par le Premier ministre Likulia, le Pr Tryphon Kin-Kiey Mulumba, faisait état dans son compte rendu de l’échec des négociations d’Outenika (du nom d’un navire de guerre de l’Afrique du Sud qui abritait les discussions) entre le maréchal Mobutu et Laurent-Désiré Kabila pour mettre fin à la guerre.
 
C’est l’ancien président sud-africain Nelson Mandela qui assurait la médiation de la rencontre. A en croire, le ministre de la Communication, après l’échec des négociations, le maréchal Mobutu avait regagné la ville de Gbadolite. Or, à partir de Gbadolite, Mobutu et sa famille allaient en exil au Togo. 

Le deuxième évènement, c’était la mort du général Mahele la nuit au camp Tshatshi. Celui qui devrait protéger la ville de Kinshasa, venait d’être abattu par les militaires de Mobutu, la fameuse Division spéciale présidentielle (DSP) de triste mémoire.

QUAND LA MORT DU GENERAL MAHELE PRECIPITE LES CHOSES

Tous les espoirs, en prévision de l’entrée des militaires de l’AFDL et, donc d’une possible guerre dans la capitale, reposaient sur le vice-Premier ministre en charge de la Défense, doublé de chef d’état-major général des Forces armées zaïroises (FAZ), le général Mahele. C’est de la sorte qu’au terme de sa mort, les troupes de l’AFDL firent leur entrée dans la ville de Kinshasa le matin du samedi 17 mai 1997. Car, indique-t-on, la DSP ayant exécuté ce brave général, tout pouvait arriver.
 
Et, pour éviter le pire, l’AFDL ne devrait plus attendre. C’est de la sorte que le samedi, des cris de joie étaient poussés par la population en lançant « ba ye » (entendez : ils sont là). Ce qui avait poussé les éléments de la Division spéciale présidentielle à entrer en débandade parce qu’eux aussi, étaient ciblés par l’AFDL.
 
C’est ce qui pousse les observateurs à dire que la mort de Mahele avait sauvé les habitants de la capitale congolaise. Le général Mahele avait donné sa vie pour protéger la ville de Kinshasa.

Mais, comment l’AFDL avait-elle fait pour entrer aussi vite dans la ville de Kinshasa ? Il ressort du recoupement de plusieurs informations que les éléments de l’AFDL étaient déjà présents aux alentours de l’aéroport international de N’Djili lorsque le maréchal Mobutu quittaient Kinshasa pour Gbadolite. Mais, qu’ils avaient des instructions pour ne pas l’empêcher de prendre le chemin de l’exil. Sinon, ils étaient capables d’abattre son avion. On comprend donc pourquoi le général Mahele avait dit au maréchal Mobutu qu’il ne pouvait assurer sa sécurité. Mobutu avait compris que sa famille et lui ne pouvaient plus rester à Kinshasa. Il fallait partir sans demander ses restes.
 
C’est pour cela qu’il avait quitté Kinshasa pour récupérer certaines affaires à Gbadolite où son avion avait essuyé d’ailleurs quelques tirs pour, enfin, prendre le chemin de la ville de Lomé, la capitale du Togo. C’est dire à quel point l’assassinat du général Mahele avait réellement précipité les choses parce qu’il fallait faire vite.

LE TEMOIGNAGE D’UN ANCIEN ELEMENT DE LA GARDE CIVILE

Sous le couvert de l’anonymat, un ancien élément de la Garde civile, une des forces de sécurité de Mobutu, nous a apporté son témoignage. Il a indiqué que les troupes de l’AFDL étaient entrées à Kinshasa quelques jours avant le départ du maréchal Mobutu. Avec ses collègues, ils s’occupaient des renseignements lorsque, le jeudi 15 mai 1997, ils aperçurent un mouvement bizarre. Des gens à bord d’un véhicule qui venaient de tuer des militaires sur la route de Maluku. Leur commandant leur donna l’ordre d’aller faire leur rapport au quartier général de la garde civile. Le général les écouta avant de leur prodiguer un sage conseil.
 
En fait, il leur demandait de rentrer chez eux pour prendre soin de leurs familles. Là où ils pensaient que des instructions allaient être données pour la poursuite des sujets suspects. C’est l’entrée des troupes de l’AFDL, samedi, qui leur permit finalement de bien comprendre le conseil du général. La ville de Kinshasa était suffisamment infiltrée par l’ennemi.

Le matin du samedi 17 mai 1997, un ministre quelque peu distrait faisait la grâce matinée lorsque ses gardes le tireront de son sommeil pour l’informer de l’assassinat du général Mahele. Ainsi, surpris par l’annonce, il tentera d’avoir de plus amples informations par téléphone. C’est là qu’il apprendra que, non seulement le maréchal Mobutu s’était déjà réfugié au Togo, mais aussi et surtout que les troupes de l’AFDL avaient fait leur entrée à Kinshasa.
 
Désorienté, il indiquait qu’il n’allait pas fuir et qu’il allait attendre qu’on le tue chez lui. Ses proches l’implorèrent de ne pas minimiser la situation et de traverser le fleuve pendant qu’il était encore temps. C’est comme cela qu’il décida finalement de suivre plusieurs de ses collègues déjà partis.
 
C’est également le cas d’un chevalier de la plume qui n’oubliera jamais la date du 17 mai 1997. Il avait un important rendez-vous avec un des bonzes du régime Mobutu, le même samedi, lorsque sa femme le réveilla pour l’informer de l’assassinat du général Mahele. Il décida d’aller vite à son rendez-vous « vital ». Mais, à peine venait-il de quitter sa maison que les cris scandaient de partout : « Ba ye ». Pendant ce temps, le bonze avait déjà quitté la RDC.

L’AFDL, UN CONGLOMERAT D’OPPORTUNISTES ET D’AVENTURIERS
Laurent-Désiré Kabila lui-même, lorsqu’il s’était brouillé avec ses alliés de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo avait trouvé des mots pour qualifier l’AFDL. D’après lui, il s’agissait « d’un conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers ». Le mot était vite lâché. 

En fait, l’AFDL était un fourre-tout où il y avait tant des progressistes que des libéraux. On y retrouvait aussi des Congolais et des Rwandais. Au bout du compte, des intérêts sur le Congo divergeaient tellement que M’Zee Kabila a finalement décidé de se débarrasser des étrangers qui avaient accompagné la libération du Congo.
 
C’est en ce moment que les choses se sont gâtées au point que l’ancien chef d’état-major général de l’armée congolaise, aujourd’hui à Kigali aux côtés de Paul Kagame, James Kabarhebe, s’est permis de détourner un avion pour se rendre à Moanda. Il tentait de rallier certains militaires à la base de Kitona à sa cause. Il s’agissait d’une action contre le régime de Laurent-Désiré Kabila.

L’AFDL volait donc en éclats après avoir réussi à chasser le régime Mobutu du pouvoir. Bénéficiant du soutien de la population congolaise, le Comité des pouvoirs populaires (CPP), la structure politique mise en place par « M’Zee » pour remplacer l’AFDL, marchait à plein régime. Malheureusement, la mort toquait déjà la porte du « soldat du peuple ». C’est de la sorte que le 17 janvier 2001, le grand M’Zee fut assassiné par un de ses proches. Apparemment, il emportait aussi avec lui la révolution du 17 mai 1997. 

Laurent-Désiré Kabila, aux yeux de bon nombre d’observateurs, avait idéologiquement succédé à Patrice-Emery Lumumba qui, lui aussi, fut sacrifié sur l’autel des intérêts de la RDC. Un vrai nationaliste qui a fait ses preuves pendant quatre ans à la tête du Congo. S’il avait réussi à échapper à la mort, sans nul doute que « M’Zee » pouvait maintenir la flamme de la révolution du 17 mai 1997. Mais, fauché par la mort, Laurent-Désiré Kabila est tout de même demeuré dans l’esprit des Congolais.

QUE RESTE-T-IL ENCORE DE LA REVOLUTION DU 17 MAI 1997 ?

Tout et rien à la fois. Tout parce que le Congo est toujours là et que le Zaïre a complètement disparu, emporté par le maréchal Mobutu dans sa fuite. Mais, rien parce que des institutions financières internationales comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, combattues par la révolution du 17 mai 1997, ont signé leur grand retour en RDC. De plus, les « Mobutistes » que le régime de l’AFDL pensait envoyer en congé pendant trente ans sont même aux premières loges aujourd’hui. S’il pouvait ressusciter aujourd’hui, Laurent-Désiré Kabila n’allait plus se reconnaître dans le tableau actuel. Rien qu’à voir comment les Occidentaux font pression sur Joseph Kabila en prévision de 2016, « M’Zee » aurait du mal à accepter cela. 

Surtout lorsqu’on sait que son ami Yerodia Abdoulaye Ndombasi, bien que sénateur, n’a jamais été tenté de prendre la parole dans une institution dirigée par Léon Kengo wa Dondo qui, à ses yeux, n’est qu’un mobutiste.

Autre chose également, les proches de Laurent-Désiré Kabila, ceux qui étaient aux premières loges, ne sont plus visibles aujourd’hui. Hormis Yerodia que l’on peut encore voir à la télévision lors de la retransmission des plénières du Sénat. 

Certains ont même rejoint le camp de l’Opposition

C’est le cas de Didier Mumengi et de Mwenze Kongolo. En tout cas, les « révolutionnaires » ont disparu de la circulation comme s’ils n’avaient jamais existé. Certains visages ont fait leur réapparition lors des obsèques de leur compagnon, un autre ami de Laurent-Désiré Kabila, Pierre Victor Mpoyo. 

Qu’est-ce qui reste encore de la révolution du 17 mai 1997 ? Apparemment rien, parce que tout semble avoir été finalement consumé et donc jeter dans les oubliettes de l’histoire. Sauf d’ailleurs, comme par hasard, le monument et le mausolée de « M’Zee » devant le Palais de la nation à Gombe. C’est ainsi que le dimanche le 17 mai 2015, soit 18 ans après, les Congolais se souviendront encore de la lutte pour la souveraineté du Congo, menée autrefois par M’Zee LD Kabila.

Source: M.M. Kinshasa, 15/05/2015 (Forum des As, via mediacongo.net)

mercredi 13 mai 2015

La vente des syllabus et le droit d’auteur : un mal à éradiquer dans les universités congolaises !

En République Démocratique du Congo, l’enseignement universitaire souffre d’un mal, ce mal est si profond et enraciné. Ce mal n’est rien d’autre que la vente des syllabus et/ou le droit d’auteur.
En effet, dans les universités congolaises, le phénomène a pris tant d’ampleur qu’aujourd’hui, il est difficile de pouvoir l’éradiquer. La vente de syllabus et/ou des droits d’auteur signifie qu’un professeur d’université fait multiplier des syllabus avec son argent propre, et vient les revendre aux étudiants moyennant un coût allant de 15 $ à 25 $. Pour les avares, certains syllabus coutent 50 $.
Quand un étudiant n’achète pas un syllabus, il a mille chances d’échouer dans ce cours. Il y a également la corruption étant donné que la note aux examens est liée à l'achat de syllabus, car chaque professeur y appose sa signature et un numéro identifiant l’étudiant ; donc, il est difficile pour les étudiants de falsifier.
Pour un étudiant n’ayant pas assez de ressources financières, et s’il doit étudier en moyenne 15 à 23 cours, il doit débourser la somme de 225$ à 750 $, une somme colossale dépassant même les frais académiques qui vont de 225 $ à 650 $ (ça dépend des universités publiques ou privées).
Cette situation de la vente des syllabus et des droits est un mal enraciné que les autorités académiques et le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire connaissent parfaitement. Mais, il n’y a pas d’efforts fournis dans le sens d’éradiquer ce phénomène qui freine l’apprentissage des étudiants et la formation des futurs universitaires.
La vente des syllabus ne favorise nullement une bonne formation universitaire en République Démocratique du Congo. Au lieu de pouvoir améliorer les bibliothèques universitaires, l’Etat congolais laisse l’étudiant souffrir et payer les frais des syllabus, alors qu’ils sont censés être incorporés dans les frais académiques.
Le nouveau Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a fait une déclaration visant à suspendre ce phénomène dans les universités, mais sa déclaration n’est restée qu’une parole de bonnes intentions.
Sur le site de www.radiookapi.net, on peut lire ceci : [Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (Esu), Théophile Mbemba a interdit le marchandage des syllabus et la pratique dénommée «Droit d’auteur » dans les institutions d’enseignement supérieur et universitaire de la République démocratique du Congo (RDC). Il l’a dit lundi 27 avril, au terme de sa mission officielle à Kisangani en Province Orientale.
«C’est une pratique que j’ai eu à dénoncer dès mon premier message. J’ai fait une note circulaire pour demander aux autorités des établissements de s’organiser pour que cette pratique cesse», a martelé Théophile Mbemba.]
Il faut des mesures contraignantes pour que cette situation disparaisse du monde universitaire congolais, car elle favorise la corruption et appauvrit l’étudiant.
De l’autre coté, la vente des syllabus et des droits d’auteur est l’expression du mauvais traitement que subissent les professeurs d’universités, qui sont mal payés et dont leur survie n’est assurée que par la vente des syllabus. Une situation très déplorable qui réduit la qualité de l’enseignement dans les universités congolaises !

lundi 11 mai 2015

L’arbitre, c’est Arusha (#JeSuisArusha)

L’arbitre, c’est Arusha (#JeSuisArusha)

JesuisArusha_charlie
Au football, il y a des règles. Deux mi-temps. 45 minutes chacune. Il y a un arbitre pour faire respecter ces règles. Et chaque fois que Pierre Nkurunziza, tout président qu’il est, joue au football, il respecte ces règles. En politique burundaise, c’est la même chose : l’arbitre, c’est l’accord d’Arusha. Et la limite, c’est deux mandats.
Par Yaga
Le président burundais comprend parfaitement les règles du football. Faisons-lui entendre par le coup de sifflet final qu’il est temps pour lui de quitter la pelouse. Nous le remercions pour son jeu ; il a permis au Burundi une paix relative depuis dix ans. Mais comme nous le savons, la troisième mi-temps n’a plus de règles et finit souvent mal. Les Burundais n’ont pas envie de cela.
Que pouvez-vous faire ?
Qui que vous soyez, partout où vous êtes : sifflet à la bouche, message à la main : « Je suis Arusha », prenez-vous en photo pour faire entendre à Pierre Nkurunziza que la partie est terminée.
Postez vos photos sur les réseaux sociaux avec deux hashtags communs « #JeSuisArusha » et « #Burundi », partagez-les en taguant vos amis, encouragez-les à faire de même, publiez toutes ces photos dans différents médias. Si possible, envoyez-les aussi par mail à la communauté des blogueurs burundais de Yaga : yagaburundi@gmail.com
JesuisArusha_campagne
N.B : Yaga compte sur votre solidarité. Ensemble, nous sommes acteurs du changement !
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Edito Optimum Mag N°14: Les Sept Leçons Financières de la Ruche

Le monde des abeilles est plein d’enseignements pour l’édification d’un marché financier solide et utile au développement économique de la République Démocratique du Congo. Il nous apprend, par exemple, comment un groupe important et divers peut travailler harmonieusement et efficacement dans un but déterminé. Dans une ruche, la population s’accroît chaque jour de quelque 2000 individus, et pourtant il y règne une entente et un ordre parfaits, les fonctions y sont remplies avec rigueur et précision, sans que le moindre frottement, la moindre rivalité ne se fasse sentir.

C’est en fait la coordination des abeilles (ou des différents acteurs du secteur financier) qui permet de produire le miel (les capitaux, les fonds, la richesse) nécessaire non seulement au bien-être des membres de cette communauté mais aussi à celui de tous les êtres environnants (les particuliers, les entreprises et la nation).

Il y a, selon nous, sept préalables à étudier et à respecter si on espère édifier un marché financier intégral (banques d’investissement, marché des titres et marché des obligations), solide et utile au développement économique du pays.

Primo, la construction des rayons de la ruche. C’est en fait ni plus ni moins que le cadre réglementaire et les institutions ou organismes de supervision. Cette tâche est confiée à une chaîne d’abeilles - les bâtisseurs - qui secrètent des écailles de cire. On trouve à ce niveau, le Ministère des finances, la Banque Centrale, l’Association Congolaise des Banques, et l’on peut y rajouter les parlementaires pour la ratification des lois régissant le fonctionnement du marché. Sans un dynamisme et une coordination à ce niveau il n’y a aucune chance de voir émerger un marché financier et des capitaux au service du développement économique.

Secundo, la fonction magasinière : principalement la réception du nectar à l’entrée de la ruche et le stockage du pollen. L’une des principales fonctions d’une institution financière est de réunir l’épargne et la mettre au service des projets d’investissement. Cela implique que les particuliers, les entreprises et les investisseurs aient confiance en nos institutions pour confier leurs avoirs (à noter que le taux de bancarisation est à peine de 6 % dans une population de 70 millions d’habitants). La mise en place d’une structure d’assurance des dépôts devrait être envisagée parallèlement à l’édiction de lois à ce niveau.

Tertio, la confiance découle de la sécurité. La protection de la ruche est assurée par la gardienne. Vigile posté à l’entrée de la ruche, elle protège la colonie de ses ennemis. Elle contrôle l’identité des abeilles qui entrent dans la ruche en vérifiant leur odeur, pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’individus d’autres colonies venus piller leurs réserves. La sélection à l’entrée doit privilégier la sécurité ainsi que les intérêts des clients et de l’État congolais. Cela signifie, le remplacement de l’arbitraire et du privilège fortuit par des processus systématiques et des lois d’application générale.

Quatre, pour garder la ruche propre et en bonne santé, les abeilles (nettoyeurs) nettoient les cellules de la ruche dès le premier jour de leur vie. Il est indispensable que chaque banque fasse le ménage devant sa porte en instaurant des procédures internes strictes, claires et transparentes. Côté régulateur, il importe qu’il assure la conformité de chaque banque aux règles imposées sous peine de sanctions pouvant mener à son exclusion du secteur.

Cinq. La fonction de nourricière. À cinq jours, l‘abeille est capable de secréter de la nourriture pour les larves qui sont alimentées individuellement plus de 1000 fois et reçoivent 7000 visites de contrôle. On peut assimiler les larves au secteur privé principal créateur de la richesse dans une économie. Son développement et sa croissance sont intimement liés à son accès aux financements. Avec leur faible capitalisation, la grande majorité des banques congolaises sont plus commerciales que banques d’investissement. Pour le développement des entreprises, la mise en place d’un marché boursier et obligataire ainsi que l’accès aux IDE sont indispensables et inéluctables.

Six, la ventileuse qui, en battant les ailes, aère la ruche afin de contrôler son taux d’humidité et d’assécher le nectar. Lors de l’essaimage, les ventileuses battent le rappel pour le regroupement de l’essaim. Ce rôle est dévolu à l’Association Congolaise des Banques qui devrait avoir un rôle plus actif dans le conseil au Gouvernement pour l’élaboration de lois (par exemple, un code d’investissement propre au secteur bancaire) et un rôle plus coercitif sur ses membres contrevenants aux règles (le taux d’intérêt avoisinant les 20% alors que le taux d’intérêt créditeur de la Banque Centrale se situe à 2%).

Sept, à maturité, l’ouvrière peut devenir butineuse et s’envole enfin hors de la ruche à la recherche de nectar, de pollen et d’eau, indispensables à la colonie. En comptant sur l’épargne locale et la mobilisation des capitaux à l’échelle nationale, nous n’assisterons pas à l ‘éclosion d’un marché de capitaux avant 100 ans. Le développement du secteur financier de la RDC dépendra aussi de la capacité du pays et des banques d’attirer des partenaires solides au niveau planétaire afin de mieux servir les grands projets locaux.

La leçon majeure que nous tirons de la ruche, c’est l’intelligence collective et l’interdépendance des abeilles. Chaque ouvrière ne vit pas pour elle-même mais pour le bien –être de la colonie car tous les individus sont tributaires les uns des autres et incapables de subsister par eux-mêmes. Comme le dit l’adage, ce qui n’est pas utile pour la ruche ne l’est pas non plus pour l’abeille. Il est temps que les banques soient plus au service de l’économie, des particuliers et des entreprises plutôt qu’à leur propre service.
Mr Didier M'PAMBIA, Directeur de Publication 
Mr Didier M'PAMBIA, Directeur de Publication
source:  Edito Optimum Mag N°14
https://www.facebook.com/notes/opt1mum-magazine/edito-optimum-mag-n14-les-sept-le%C3%A7ons-financi%C3%A8res-de-la-ruche/568484489919761

vendredi 8 mai 2015

Appel aux candidatures - Collaboration Innovante pour le Développement



Dans  le cadre du cours Collaboration Innovante pour le Développement (CIpD), nous offrons un nombre limité de bourses complètes pour la session été 2015 du cours, qui se déroulera du 29 juin au 28 août.





Les personnes intéressées doivent correspondre aux critères suivants:
Les candidats intéressés par cette offre de bourse sont priés de bien vouloir nous fournir un dossier de candidature constitué d’un CV et d’une lettre de motivation (1 page maximum) précisant les raisons pour lesquels ils aimeraient suivre ce cours et en quoi les médias sociaux leur sont utiles dans leur vie professionnelle. Les candidatures doivent nous parvenir au plus tard le 1 juin 2015 à 23h59 (heure de Genève) à travers le lien suivant https://www.unitar.org/event/fr/collaboration-innovante-pour-le-developpement.
Aucune candidature envoyée par mail ne sera acceptée.
Pour toutes informations complémentaires veuillez nous contacter à l’adresse suivante icfd@unitar.org
Par ailleurs les candidats sélectionnés recevront une notification le 08 Juin 2015 et devrons signer un lettre d’engagement avant le début du cours.
Les candidats qui complètent le cours avec succès recevront un certificat UNITAR / FAO.

Informations sur le cours:

formation en ligne "Collaboration Innovante pour le Développement" (CIpD) du 29 juin au 28 août 2015.

Bonjour à tous,

Dans  le cadre de la formation en ligne "Collaboration Innovante pour le Développement" (CIpD), l'UNITAR et la FAO offrent un nombre limité de bourses pour la session d'été 2015, qui se déroulera du 29 juin au 28 août 2015.

Les personnes intéressées doivent correspondre aux critères suivants:

Etre ressortissant(e) d'un pays en développement appartenant à la liste suivante: http://donnees.banquemondiale.org/region/LDC
Travailler dans le milieu rural et/ ou dans le domaine de l'agriculture

Pour plus d'informations sur le cours et sur comment se porter candidat à une bourse, veuillez accéder à la page suivante: http://www.unitar.org/ksi/fr/bourses-ete-2015

Salutations,

Maria Luisa Macieira
Consultante, UNITAR (Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche)

mercredi 6 mai 2015

À quoi peut servir le noyau de l’avocat ?




L’avocat est un fruit délicieux et nourrissant, excellent pour la santé, et son noyau est lui aussi consommable (et la plupart du temps on le jette), car il a davantage de propriétés médicinales que le reste du fruit. De sucroît, nous pouvons aussi l’appliquer par voie topique afin de traiter les problèmes de peau ainsi que les douleurs musculaires et articulaires !
Nous allons vous dire comment vous pouvez utiliser le noyau d’avocat afin d’en tirer le plus grand parti comme traitement naturel de nombreuses maladies et, entre autres choses, pour perdre du poids.

Pourquoi le noyau ?

L’avocat est un aliment excellent, très complet, et nous vous recommandons de le consommer de façon habituelle. Nous vous présentons également tous les bienfaits qu’apporte son noyau, car 70 % des acides aminés que contient ce fruit se trouvent justement dans le noyau. Il contient aussi plus de fibres solubles que n’importe quel autre aliment !

Les bienfaits du noyau de l’avocat

Voici une liste des avantages qu’apporte la consommation du noyau d’avocat :
  • C’est un antioxydant : il prévient le vieillissement des cellules.
  • Il prévient les maladies cardio-vasculaires grâce à sa teneur en acides aminés : il est idéal pour faire baisser le taux de cholestérol et de triglycérides et pour prévenir les maladies du coeur.
  • Il contribue à renforcer les défenses immunitaires et à combattre les maladies causées par des microbes, des champignons ou des parasites.
  • Il aide à maigrir et à brûler les graisses : la logique de la nature a pourvu le noyau d’avocat des éléments qui brûlent les graisses contenues dans la pulpe du fruit. De plus, il contient des fibres solubles, qui améliorent le transit intestinal et nous donnent une sensation de rassasiement.
  • C’est un astringent, idéal pour traiter les diarrhées et les inflammations du tractus gastro-intestinal.
  • Il a des propriétés aphrodisiaques pour stimuler la libido.
  • C’est un bon revitalisant en période de fatigue et d’épuisement.
  • Il soulage les douleurs articulaires et musculaires lorsqu’on l’applique par voie topique.
  • Il inhibe le développement des tumeurs grâce à sa teneur en flavonol.
  • Il prévient les symptômes de l’épilepsie.
  • Il permet d’éliminer rapidement les boutons et les furoncles qui ont pu apparaître quand on l’applique sur la peau, car il les fait mûrir et sécher ensuite.
  • Il régule les troubles de la thyroïde.
  • Il a un effet rajeunissant sur la peau, qu’on l’applique directement sur celle-ci ou qu’on le consomme, car il favorise la formation de collagène.
  • Il s’agit d’un bon complément alimentaire pour traiter l’asthme de façon naturelle.

Comment doit-on le consommer ?

Le noyau de l’avocat a un goût amer et astringent, en raison de ses propriétés médicinales. Afin de le consommer, ôtez la fine peau marron qui le recouvre, râpez-le et, de façon optionnelle, faites-le griller à petit feu. Il prendra ainsi un ton rougeâtre. Avec ce noyau ainsi préparé, vous pouvez :
  • Préparer une infusion, en la faisant bouillir 10 minutes ; puis laissez reposer 5 minutes et consommez-la tout au long de la journée.
  • L’utiliser comme accompagnement des salades, des soupes, des ragoûts, des plats de riz ou de pâtes, etc.
  • Si vous le faites chauffer suffisamment, vous pouvez le moudre ensuite dans un moulin à café et le conserver moulue.
Attention : la consommation excessive de noyau d’avocat peut provoquer de la constipation, en raison de sa teneur en tanins.

Comment l’appliquer par voie topique ?

Pour utiliser le noyau pour la peau, procédez de la manière suivante :
  • Triturez le noyau et mélangez-le à de l’alcool, en laissant macérer la préparation durant au moins une semaine. Utilisez cet alcool pour effectuer des massages et des frictions, par exemple si vous souffrez de douleurs articulaires ou musculaires. Si vous souffrez de migraines, massez-vous avec douceur les tempes et les cervicales.
  • Avec la poudre obtenue à partir du noyau, vous pouvez préparer des emplâtres que vous appliquerez sur les boutons et sur les furoncles ; ainsi, ils sècheront rapidement. Mélangez la poudre à un peu d’eau chaude, afin d’obtenir une pâte que vous placerez entre deux morceaux de gaze ; appliquez-les sur la peau pendant 5 à 10 minutes jusqu’à ce que cette pâte ait séché. Refaites l’opération chaque jour jusqu’à ce que vous observiez une amélioration.
  • Pour faire briller vos cheveux et pour éliminer les pellicules : râpez le noyau, mais vous l’utiliserez cru, donc sans l’avoir grillé. Mélangez-le à de l’huile de ricin et laissez macérer pendant un jour. Ensuite, frictionnez le cuir chevelu avec cette préparation. Couvrez votre tête avec une serviette ou un film transparent, laissez agir une heure puis lavez bien vos cheveux. Ce traitement est déconseillé si vous avez les cheveux très gras.
  • Vous pouvez également utiliser la poudre de noyau directement pour exfolier et pour tonifier la peau.