mardi 28 juillet 2015

Ouverture des inscriptions pour la session d'octobre des licences et masters en ligne ou en présentiel

Sur la base de ses activités de recherche et de vulgarisation des sciences, l’iavs offre, pour la rentrée
 d’octobre 2015, des masters et des licences en ligne ou en présentiel :

/ Licence professionnelle en administration et sécurité des réseaux
/Licence professionnelle en statistiques et informatique appliquées au marketing
/Licence professionnelle en systèmes informatiques et logiciels
/ Licence professionnelle en systèmes d’information géographique (SIG) pour l’aménagement et la gestion du territoire
/Master professionnel en science et économie des changements climatiques

Pour recevoir les fiches techniques des formations, nous écrire à  : iavsmail@gmail.com; administration@iavs-energie.org

Une fiche informative est jointe et aussi disponible
sur le site : www.iavs-bf.org

vendredi 24 juillet 2015

« Introduction à une économie verte » aura lieu du 14 septembre au 06 novembre 2015.



Chers lecteurs de SDG-L,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que la prochaine édition du cours en ligne en français « Introduction à une économie verte » aura lieu du 14 septembre au 06 novembre 2015. Ce cours se déroule dans le cadre du Partenariat pour l’action en faveur d’une économie verte (PAGE), une initiative conjointe du PNUE, OIT, ONUDI, PNUD et UNITAR.

Cette formation introduit les participants aux multiples concepts et applications de l’économie verte qui font partie intégrante des Objectifs du Développement Durable et qui furent identifiés lors de la Conférence Rio+20 comme un des leviers majeurs du développement durable. Pour de plus amples informations sur la méthodologie du cours, la structure, le mode d’inscription et les possibilités de bourses, veuillez consulter l’annonce du cours ci-dessous.

Cordialement,

Dear SDG-L Readers,

We are pleased to inform you that the new French edition of the course “Introduction to a Green Economy” will take place 14 September – 06 November 2015. This course is delivered within the framework of the Partnership for Action on Green Economy (PAGE), a joint initiative by UNEP, ILO, UNIDO, UNDP and UNITAR.

The course introduces participants to various concepts and applications of green economy, which is embedded in several of the draft SDGs and has been identified at the Rio +20 conference as one of the main pathways towards sustainable development. For further information on the course methodology, structure, registration and fellowship opportunities, please consult the course announcement below.

Regards,
  
UNITAR E-LEARNING TEAM
Environmental Governance Programme

United Nations Institute for Training and Research (UNITAR)
Palais des Nations, CH-1211 Geneva 10, Switzerland
Tel: +41 22 917 8776

 Introduction à une économie verte: concepts et applications

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement de la nouvelle édition en français du cours en ligne « Introduction à une économie verte : concepts et applications », qui se déroulera du 14 septembre au 6 novembre prochain.

La formation se déroule dans le cadre du
Partenariat pour l’action en faveur d’une économie verte, une initiative conjointe du PNUE, OIT, ONUDI, PNUD et UNITAR qui vise à fournir une assistance aux pays souhaitant développer et mettre en œuvre des stratégies globales d’économie verte.
Cette formation est certifiée par le ECB Check international standard sur l’éducation en ligne.

Objectifs d’apprentissage et contenu


Cette formation a pour objectif de fournir aux différentes parties prenantes provenant des autorités publiques, du secteur privé, de la société civile et du monde académique, une introduction au concept d’économie verte.
Les participants à la formation apprendront les différentes facettes de l’économie verte,  ainsi que les défis propres aux différentes secteurs tant au niveau global que national, et les opportunités afin de tendre vers un développement plus sobre en carbone, plus efficace en matière de ressources naturelles et plus inclusif socialement. De plus, les participants pourront acquérir des compétences de base pour mettre en œuvre le concept d’économie verte adapté à la réalité économique, au contexte politique national ou personnel. 
 A la fin de ce cours, les participants seront capables de:
  • Définir le concept d'économie verte et d'en expliquer sa portée ;
  • Distinguer les processus de planification pertinents qui appuient une transformation verte ;
  • Identifier les conditions favorables à une transformation plus écologique des économies nationales ;
  • Discuter des principaux défis et possibilités afin de progresser vers une économie verte;
  • Identifier l'éventail des initiatives et des services de soutien internationaux et régionaux dédiés au développement vert ;
  • Appliquer le concept d'économie verte à la réalité économique, au contexte politique national ou au contexte personnel.
Un certain nombre de bourses complètes ou partielles sont disponibles pour les participants qui viennent de pays en développement et qui travaillent dans le secteur public, ou d’ONG ou du corps professoral. Pour plus d’informations, veuillez contacter: envgov@unitar.org
Pour de plus amples informations sur le cours, veuillez consulter la
brochure sur le cours en ligne sur l’économie verte.

Inscriptions

Les inscriptions pour la formation sont ouvertes  jusqu’au 01 septembre 2015 sur la section des événements en ligne de UNITAR.

Nous Contacter

Environmental Governance Programme
E-mail: envgov@unitar.org

Source: www.unitar.org

Lier la recherche au développement inclusif pour la sécurité alimentaire - Relever les défis d’innovation rurale, 29 Fév-18 Mar 2016

Pourquoi choisir cette formation?
  • Les participants viennent de toutes les régions du monde et forment un contexte d’apprentissage unique et enrichissant dans lequel les réseaux professionnels s’élargissent et des amitiés se créent pour la vie.
  • Le programme est motivant, varié et pratique avec un grand nombre d’activités telles que des cours en groupe assistés par un formateur, des jeux de rôle et des visites de terrain dans des projets de recherche et développement aux Pays-Bas.
  • La formation est conçue sur mesure pour répondre aux besoins des participants en se basant sur leurs expériences, pour s’assurer qu’elle convienne et puisse être appliquée par la suite.
  • La taille des groupes est réduite (entre 12 et 20 participants) pour qu’elle soit adaptée et interactive

Contenu de la formation  

Semaine 1: L’innovation comme processus du changement et comme approche multiacteurs de l’innovation rurale. Principaux thèmes : La pensée systémique et la complexité des systèmes, lier la recherche au développement, encadrer des processus multiacteurs, les techniques d’apprentissage interactif.
Semaine 2: Etude de cas. Nous irons sur le terrain pour dénouer un processus multiacteurs complexe en s’engageant avec les différents acteurs impliqués dans des revendications de concurrence sur l'espace rural - un sujet brûlant dans la société néerlandaise.
Semaine 3: Capacité des participants à innover et à avancer dans le développement rural. Les projets de recherche action et développement contribuant aux innovations importantes pour les utilisateurs (agriculteurs, agrobusiness). Principaux thèmes : compétences en animation, réussite personnelle, approche économique du développement, intégration de nouvelles connaissances dans votre propre travail (plan d'action).

Public visé

Cette formation s’adresse particulièrement à des professionnels agricoles de la recherche, de la vulgarisation, d’organisations paysannes et du secteur privé. Les candidats doivent avoir minimum cinq ans d’expérience professionnelle dans l’innovation rurale et l’animation de formations ainsi que l’autorisation de leur institut.

mercredi 10 juin 2015

Que faut il faire pour que plus d’étudiants réussisent leur scolarité?


Nelson Mandela disait : “l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde”. En effet c’est par l’éducation qu’on insuffle aux hommes les valeurs sans lesquelles aucun changement profond, donc un développement, ne peut être envisagé. Tenant compte de ce fait, la plateforme La Voix des Jeunes à travers l’activité de discussion a posé le débat sur Que faut il faire pour que plus d’étudiants réussissent dans leur scolarité?. De par la diversité des différentes approches on peut sentir l’importance du thème. Les opinions restent cependant très partagées entre les programmes scolaires non adaptés, les troubles répétitifs dus aux grèves incessantes des enseignants, la formation non adéquate des enseignants, ainsi que la mauvaise orientation professionnelle des étudiants. Cet article permettra ainsi de relater ces différents opinions et ce qui les sous tend.
De l’avis de Diane Abezaze les programmes scolaires ne sont pas adaptés à notre contexte. En effet elle souligne le fait que “ces programmes sont copiés de l’occident.” Elle déplore en outre les conditions de travail difficiles des étudiants et appelle à ce qu’on offre des bourses pour soutenir davantage les étudiants. La question des grèves récurrentes a également été soulignée notamment par Diariata Bâ du Sénégal qui révèle que “le quantum scolaire n'est pas atteint et fait que beaucoup d’élèves échouent par faute de niveau”. Quant à Muriel qui est au Canada et Randa en Algérie, tout d’abord il faudrait revoir la formation des enseignants. En effet, il est nécessaire de renforcer les capacités des enseignants pour une formation de qualité. Et la question de la formation des enseignants est d’autant plus délicate qu’il ne faudrait pas prendre la chose à la légère. C’est ce que déplore même Diariata qui, en prenant l’exemple du Sénégal, renseigne que certains enseignants le sont devenus juste après le BAC suivi d’une courte formation sans qu’au préalable l’on ait une opinion sur leurs aptitudes pédagogiques. Une autre paire de manche soulignée également dans les discussions est le problème de l’orientation professionnelle des étudiants et ceci dès le bas âge. Ce problème a la particularité de se poser dans plusieurs pays. De ce fait, certaines filières de l’enseignement sont beaucoup plus fréquentées que d’autres. C’est pourquoi pour Akossiwa DOKPODJO “l'un des moyens pour la réussite de la scolarité serait déjà qu'à la base il y ait une très bonne orientation” et cela en détectant très tôt les talents des enfants. Par ailleurs l’Etat doit également jouer sa partition comme l’a souligné AimKazika et Désirée qui soutiennent qu’il faut avant tout un environnement sain et placer les étudiants dans des conditions de travail adéquates. Ceci de l’avis de Aimé pour “assainir le milieu universitaire et la conséquence sera, les étudiants pourront mieux réussir leurs études.”

Au terme de ces discussions, nous pouvons nettement sentir la diversité des opinions. Pour aider les étudiants afin qu’ils réussissent mieux dans leur scolarité, il est nécessaire d’analyser leur situation et leur motivation. Si dans les pays développés tels que le Canada comme l’a rappelé Muriel “le problème numéro 1 est relatif à la volonté des élèves de se laisser instruire”, dans les pays en développement il est plutôt question de “cadre non propice à l’apprentissage” malgré “la volonté d’apprendre des étudiants”
 
Article publié sur http://www.voicesofyouth.org/fr

mercredi 3 juin 2015

VOLONTARIAT INTERNATIONAL DE LA FRANCOPHONIE:

COMMENT POSTULER ?

Critères d’éligibilité


Le (la) candidat(e) sera sélectionné(e) sur la base de ses compétences dans son domaine d’intervention, de sa motivation et selon les critères suivants :

• Être âgé(e) entre 21 et 34 ans au moment du dépôt de la candidature.
• Avoir la majorité légale dans son pays d’origine et dans le pays d’accueil.
• Être reconnu(e) médicalement apte.
• Avoir la nationalité de l’un des 57 Etats ou Gouvernements membres de la Francophonie.
• Résider sur le territoire de l’Etat ou du Gouvernement membre dont il est ressortissant.
• Etre titulaire d’un diplôme universitaire ou équivalent.
• Etre en règle avec les lois et l’administration de son pays.
• Le candidat doit disposer d’un passeport en cours de validité
• Le (la) candidat(e) s’engage pour 12 mois et s’engage à rejoindre le pays dont il est ressortissant à la fin de sa mission.
• Le recrutement du (de la) candidat(e) est strictement individuel, le projet excluant toute prise en charge de la famille ou de toute autre personne. Un(e) volontaire ne peut faire valoir sa qualité de volontaire francophone pour être rejoint(e) par un tiers.
• Le (la) candidat(e) ne peut pas être volontaire dans son propre pays.
• Les candidatures féminines et celles provenant "des pays du sud" et d’Europe centrale et orientale sont fortement encouragées.
• Le (la) candidate devra motiver son choix pour un seul poste de la liste des postes à pourvoir sous peine de rejet de sa candidature.
• Les candidatures des personnes qui ont peu ou pas d’expériences professionnelles à l’international seront privilégiées.

IMPORTANT : Chaque candidat ne postulera que pour un poste, tout candidat qui aura postulé sur plusieurs postes verra son dossier rejeté.

Si vous remplissez les conditions requises, détaillées ci-dessus, téléchargez les documents (notice et dossier de candidature) et déposez votre candidature.

Modalités de candidature


• Aucune candidature envoyée par voie postale ne sera traitée.
• Le candidat devra au préalable impérativement prendre connaissance de la notice « comment postuler au volontariat international de la Francophonie, conseils et méthodes » et remplir le dossier de candidature ci-dessous
• Seules les pièces suivantes doivent être jointes au formulaire en ligne : curriculum vitae, copie de(s) diplôme(s), lettre de motivation et dossier de candidature.

Etape 1 : Le candidat remplit son dossier de candidature.

Etape 2 : Le candidat valide sa candidature en joignant ce dossier au poste visé.

Pour la promotion 2015-2016 :

• Lancement de l’appel à candidatures : 1er au 30 juin 2015 ;
• Session de formation avant départ : fin novembre 2015 ;
• Départ en mission : janvier 2016.

Documents à télécharger

Examen et étapes de sélection


Étant donné le nombre important de candidats, l’OIF appelle votre attention sur le fait que seules les personnes retenues dans la perspective d’un entretien de présélection seront contactées
Source:  http://www.francophonie.org/Comment-postuler.html

 


jeudi 28 mai 2015

Les gouvernements doivent redoubler d’efforts pour traiter le problème du chômage des jeunes


27/05/2015 - Plus de 35 millions de jeunes âgés de 16 à 29 ans dans les pays de l’OCDE n’ont pas d’emploi et ne suivent ni études ni formation (formant le groupe dit des NEET, pour neither in employment nor in education or training). Dans l’ensemble, les jeunes ont deux fois plus de risques de se retrouver sans emploi que la tranche d’âge supérieure. Les gouvernements doivent faire davantage pour les aider à débuter leur vie active dans de bonnes conditions et à trouver un emploi, selon un nouveau rapport de l’OCDE.

On apprend dans l’édition 2015 des Perspectives de l’OCDE sur les compétences que près de la moitié des jeunes NEET de la zone OCDE ne sont même pas à la recherche d’un emploi et pourraient bien avoir disparu des écrans radars nationaux, que ce soient ceux du système éducatif, du système social ou des institutions du marché du travail.

« Traiter ce problème n’est pas seulement un impératif moral, il s’agit également d’une nécessité économique » a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, lors du lancement de la publication, à Berlin. « Trop de jeunes quittent le système éducatif sans avoir acquis les compétences idoines ou, quand bien même ils les ont acquises, ne sont pas en mesure de les mettre à profit. Leur avenir est souvent sombre, aussi ont-ils besoin de tout notre soutien ».

Dans cette publication, l’OCDE reprend et développe certaines des conclusions de la première Évaluation des compétences des adultes (Programme PIAAC) qu’elle a réalisée en 2013, pour dépeindre, en un tableau détaillé, comment les jeunes acquièrent et utilisent leurs compétences – et quels obstacles ils sont susceptibles de rencontrer ce faisant.

Elle révèle que 10 % des nouveaux diplômés ont un faible niveau de compétence en littératie et 14 % ont des difficultés en numératie. Plus de 40 % de ceux qui ont quitté l’école avant la fin du deuxième cycle du secondaire ont des compétences médiocres dans ces deux domaines.

À cela s’ajoute que le travail et l’éducation sont trop souvent deux mondes étrangers l’un à l’autre : dans les 22 pays et régions de la zone OCDE couverts par l’évaluation, moins de 50 % des étudiants suivant un programme d’éducation et de formation professionnelles bénéficiaient, au moment de l’enquête, d’un apprentissage fondé sur le travail, quelles qu’en soient les modalités, un chiffre qui passe sous la barre des 40 % dans l’enseignement général. Même les jeunes dotés de solides compétences ont du mal à trouver un travail. De nombreuses entreprises jugent en effet trop onéreux de recruter quelqu’un qui est dépourvu d’expérience professionnelle.

Les jeunes peuvent aussi se heurter à des obstacles institutionnels qui entravent le développement de leurs compétences. À titre d’exemple, un quart des jeunes actifs occupés sont au bénéfice d’un contrat temporaire et, de ce fait, mobilisent généralement moins leurs compétences et ont dans l’ensemble moins d’occasions de se former que les travailleurs au bénéfice de contrats permanents.

Pour une meilleure insertion des jeunes sur le marché du travail, les recommandations formulées par l’OCDE sont les suivantes :

  • Assurer une éducation pré-primaire universelle et de qualité qui contribuera à rendre les résultats scolaires plus homogènes et permettra à chaque enfant de prendre un bon départ dans sa vie d’écolier.

  • Enseignants et chefs d’établissement devraient identifier de bonne heure les élèves en difficultés de sorte que ceux-ci bénéficient du soutien dont ils ont besoin pour atteindre un niveau correct en lecture, en mathématiques et en sciences et éviter un décrochage scolaire complet.

  • Il convient que les services publics de l’emploi, les institutions sociales et les systèmes éducatifs et de formation proposent des programmes d’enseignement ou de formation de « deuxième chance ». En contrepartie des prestations sociales qui leur sont accordées, les jeunes pourraient être tenus de s’inscrire auprès des services sociaux ou des services publics de l’emploi et de suivre une formation complémentaire.

  • Les prestataires d’éducation et le secteur des entreprises devraient travailler ensemble à concevoir des cadres de certifications qui rendent fidèlement compte des compétences effectives des nouveaux diplômés.

  • L’apprentissage par le travail serait à intégrer tant aux programmes d’éducation et de formation professionnelles qu’à ceux de l’enseignement postsecondaire général.

Une version intégrable de ce rapport est également disponible.

Pour plus d’informations, les journalistes sont invités à prendre contact avec la Division des médias de l’OCDE (+ 33 1 45 24 97 00).



Planète Terre : les dangers qui nous guettent d’ici 2055!



D’ici 2055, les voitures se conduiront toutes seules, l’accès à internet sera décuplé et les robots intelligents feront partie de notre vie quotidienne. Mais, malgré ces progrès technologiques, nous avons échoué à résoudre certains problèmes. La planète n’a pas encore réussi à se défaire de sa dépendance à l’égard des énergies fossiles ou des antibiotiques, par exemple. La forêt tropicale se trouve toujours en danger et un plus grand nombre de personnes éprouvent des problèmes de santé mentale. Même si 2055 paraît encore loin, la science et la technologie doivent se pencher dès maintenant sur ce qui pourrait menacer notre avenir. Voici ce à quoi pourrait ressembler la vie sur terre en 2055.

Les forêts tropicales pourraient disparaître
Chaque année, la déforestation engendrée par l’exploitation forestière et l’agriculture réduit le territoire des forêts tropicales. Conséquence? Certains médicaments indispensables à la vie pourraient finir par disparaître du même coup. Ce pourrait être le cas du Taxol, par exemple, un remède contre le cancer qui est fabriqué à partir des graines d’un pin présent dans ce type de forêt. Au rythme actuel, c’est entre un tiers et près de la moitié de la forêt tropicale qui devrait disparaître d’ici 2055, selon un rapport de l’International Journal of Climatology.

Des maladies se propageront plus facilement
Selon l’Organisation mondiale de la santé, d’ici 2030, 60 000 personnes de plus mourront de la malaria chaque année. En raison du réchauffement climatique des dernières années, les moustiques porteurs de la maladie, qui a tué 630 000 personnes l’an dernier, propageront la malaria à des régions qui n’avaient jamais été exposées auparavant. Même constat pour la dengue et la fièvre jaune. Les moustiques qui transportent ces maladies tuent chaque année 50 000 personnes, et de nouvelles régions seront maintenant touchées. En 2055, l’OMS prévoit que 4,6 milliards de personnes seront menacées par ces maladies. La même situation pourrait se produire avec le choléra, qui éclot aussi sous des climats plus chauds. La maladie tue entre 100 000 et 130 000 personnes chaque année dans le monde, presque exclusivement dans les régions où il y a pénurie d’eau potable

Les cas de démence devraient tripler
Comme les gens vivent plus longtemps, nous serons touchés par de plus en plus de maladies liées au vieillissement. Les plus inquiétantes seront celles difficiles à diagnostiquer ou à traiter, comme la démence. En 2055, les cas devraient tripler, passant de 36 millions à un étonnant 115 millions, d’après un rapport récent de l’Organisation mondiale de la santé. Plus de 50 % des personnes atteintes vivent dans des pays à faible et moyen revenus. En 2055, cette proportion devrait augmenter à plus de 70 %.L’obstacle le plus important pour traiter ce trouble dans de nombreux pays est le diagnostic précoce. Les programmes de sensibilisation et les soins médicaux sont coûteux, même dans les pays riches. Entre le cinquième et la moitié de tous les cas de démence sont reconnus à temps pour que le trouble soit adéquatement traité

La population des villes devrait tripler
En 1950, un peu moins de 750 millions de personnes vivaient dans les zones urbaines. Aujourd’hui, ce chiffre a grimpé à 4 milliards, soit plus de la moitié de la population mondiale. Au milieu du siècle, on prévoit que près de 6,3 milliards de personnes vivront dans des villes. En plus du surpeuplement, cela encouragera la propagation de maladies infectieuses et de virus, de la tuberculose en passant par la grippe. Comparativement aux régions rurales, les villes consomment environ les trois quarts de la production mondiale d’énergie et produisent la même quantité de dioxyde de carbone. Un accroissement de la population urbaine exercera une pression accrue sur les demandes d’énergie et générera plus de pollution, rendant ainsi l’air toxique et causant le décès prématuré de millions de gens

Des supermicrobes pourraient tuer des millions de personnes
De nos jours, les infections qui ne répondent plus aux médicaments courants tuent 700 000 personnes par année. En 2055, on croit qu’on atteindra les 10 millions de décès par an. Le problème des bactéries résistantes aux antibiotiques a été exacerbé par le fait que les médecins et les pharmaciens du monde entier les prescrivent librement et que les agriculteurs les utilisent délibérément dans leurs récoltes et dans l’alimentation animale. En raison de cette utilisation délibérée, les antibiotiques sont maintenant presque partout, dans l’eau comme dans le sol. À moins que la demande ne diminue ou que la règlementation sur leur utilisation se raffermisse, nous sommes condamnés à vivre dans un monde où des millions de personnes mourront d’infections qui ne peuvent plus être traitées

L’accès à l’eau réduit pour la moitié de la population
Aujourd’hui, 1,1 milliard de personnes n’ont pas d’accès adéquat à l’eau et 2,5 milliards vivent dans des régions en pénurie. D’ici 2055, ces chiffres augmenteront certainement. Les populations des zones concernées, principalement au Moyen-Orient et en Afrique, auront aussi des difficultés à protéger l’environnement, à irriguer leurs champs ou à vaquer à des activités domestiques et industrielles normales. Actuellement, un tiers des fleuves du monde a déjà disparu. Avec la croissance démographique et le réchauffement de la planète, la situation ne fera que s’aggraver. L’assèchement des lacs et des rivières libèrera plus de gaz à effet de serre dans l’air, comme le dioxyde de carbone et le méthane, ce qui pourrait aggraver les changements climatiques. En raison du cycle de l’eau, le monde devra également faire face à plus de sècheresses, ce qui causera des feux de friches au moins deux fois plus destructeurs

Des coûts exorbitants pour le pétrole
L’augmentation de la population entraînera la construction de plus de maisons et la circulation de plus de voitures, d’où une demande accrue pour les ressources énergétiques. Selon un rapport de la HSBC, si l’utilisation mondiale d’énergie se poursuit au rythme actuel, la planète sera confrontée à diverses problématiques en 2055. On parle par exemple d’une augmentation de 110 % de la demande en pétrole, qui devrait passer à plus de 190 millions de barils par jour, et d’une hausse de 50 % de la demande totale d’énergie. Le coût de l’extraction du pétrole devrait aussi monter en flèche. En effet l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévoit que le prix du bail pourrait atteindre 200 $. Les combustibles non fossiles sont donc appelés à jouer un plus grand rôle, car les experts croient que d’ici 175 ans, les autres énergies plus polluantes disparaîtront complètement

Une augmentation des attaques informatiques
D’ici 2025, les experts estiment que les individus malveillants présents sur le Web vont accélérer leurs jeux de piratage. Selon ces mêmes experts, une grande attaque causant d’importantes pertes de vie et de biens pourrait coûter des dizaines de milliards de dollars. Aujourd’hui, les pays et les militaires ont commencé à s’aventurer sur le territoire du piratage. Par exemple, le groupe État islamique a récemment lancé une opération appelée Cybercalliphate, et la Russie appuierait un groupe de pirates financé à même les coffres de l’État. Des attaques potentielles qui pourraient toucher les banques, les entreprises et les données privées, mais aussi causer des dégâts tangibles à un monde de plus en plus tributaire de la technologie

Des espèces de poissons pourraient disparaître
Selon un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies (ONU), si la pêche mondiale se poursuit au rythme actuel, toutes les réserves de poissons pourraient disparaître d’ici 2050. Pour remédier à ce problème, de nombreuses organisations, dont l’ONU et la Commission européenne, ont essayé d’imposer des limites de capture. Personne ne sait le genre de dommages que l’élimination de certaines espèces de poissons pourrait causer aux écosystèmes du monde ou comment ces changements affecteraient les humains. Près de 3 milliards de personnes tirent un cinquième de leurs protéines de la consommation de poissons, ce qui en fait une source d’alimentation plus importante que la viande de bœuf. Nous utilisons aussi une multitude de médicaments fabriqués à partir d’espèces marines.Il y a aussi l’argent. Entre 10 % et 12 % de la population mondiale compte sur la pêche et l’aquaculture pour assurer sa subsistance, et ces activités contribuent pour environ 129 milliards de dollars aux exportations mondiales, dont la moitié vient des pays en développement

Des ouragans plus fréquents et plus forts
Vous vous souvenez de l’ouragan Sandy? Ce pourrait être un simple aperçu de ce qui nous attend. Alors que nos grands-parents n’ont probablement vu qu’une seule tempête de ce genre, nos petits-enfants pourraient en vivre au moins 20 de la sorte au cours de leur vie. Bien que les changements climatiques soient plus connus pour faire monter le niveau de la mer et des températures, ils intensifieront également les tempêtes. Alors que la Terre se réchauffe, il y a davantage de vapeur d’eau – le carburant des ouragans – qui pénètre dans l’atmosphère. Cette combinaison pourrait rendre les ouragans jusqu’à 300 % plus puissants en 2100, selon les évaluations de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis. À mesure que les océans se réchaufferont et que la glace de la mer du Nord fondra, le niveau de la mer augmentera aussi, ce qui multipliera la fréquence des inondations partout sur la planète.

Une vie privée menacée
Alors que les citoyens sont de plus en plus préoccupés par l’utilisation des drones et autres technologies du genre, comme les nombreuses caméras de surveillance dans les lieux publics, on prévoit aussi que les données resteront au cœur de la révolution numérique. La poursuite de la croissance exigera assurément un plus grand degré de transparence entre les gens et les périphériques, et cela empiétera presque inévitablement sur différents aspects de notre vie privée. Il est difficile de prévoir toutes les conséquences possibles, mais ceux qui pensent pouvoir gérer leur propre identité pourraient être confrontés à d’importants problèmes légaux

Des problèmes pulmonaires plus graves
En 2055, le nombre de décès causés par la pollution de l’air augmentera et plus de 6 millions de personnes en mourront chaque année, selon un rapport récent de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Comment? En plus d’un air plus pollué, le temps chaud accélérera les réactions chimiques produites par de nombreux polluants. L’ozone troposphérique, un produit chimique qui irrite le tissu délicat des poumons et qui cause de la toux, une sensation de brûlure, une respiration sifflante et un essoufflement lors de l’inhalation en est un bon exemple. L’ozone aggrave souvent les affections respiratoires comme l’asthme et l’emphysème. En Inde, où le problème est particulièrement intense, l’OCDE estime qu’environ 130 personnes sur 1 million mourront prématurément des suites de l’exposition à l’ozone.

D’importantes villes inondées
Si les émissions de dioxyde de carbone se poursuivent impunément, le niveau de la mer augmentera d’environ un mètre partout sur la planète d’ici 2100. Sans planification adéquate, de nombreuses villes côtières situées entre New York et Calcutta pourraient être dévastées. Bien entendu, la hausse du niveau de la mer fera sentir ses effets avant 2100. Si le niveau monte de seulement 45 cm, beaucoup de gens perdront leur maison, et certaines villes perdront de précieux atouts.Un rapport de l’OCDE publié en 2008 prévoyait que Calcutta serait la ville la plus durement touchée, avec 14 millions de personnes et 2 billions de dollars en biens exposés, en 2070. La ville de New York faisait aussi partie de la liste, avec 2,9 millions de personnes et 2,1 billions de dollars en biens exposés. En 2050, la marée montante se fera durement sentir aux États-Unis, où la plupart des villes situées le long de la côte nord-est connaîtront des inondations de plus de 30 jours chaque année

Des pannes électriques plus fréquentes
L’ouragan Sandy a réussi à plonger dans le noir une bonne partie de la ville de New York en 2012. Ce type de situation serait sur le point de devenir beaucoup plus fréquent. Le niveau de la mer plus élevé, de puissantes tempêtes tropicales et l’accroissement de la consommation d’énergie partout dans le monde conduiront à des pannes d’électricité généralisées.Aux États-Unis, les effets seront plus importants dans les villes populeuses du nord-est, comme New York et Philadelphie. En 2055, jusqu’à 50 % plus de gens y seront temporairement plongés dans le noir. De la Nouvelle-Orléans au Connecticut, les pannes d’électricité augmenteront de façon spectaculaire.

Des millions de personnes manqueront de nourriture
Chaque décennie, le réchauffement de la planète diminue de 2 % la quantité de nourriture que nous produisons dans le monde entier. Même si ça semble peu, cela signifie que d’ici les 10 prochaines années, nous allons perdre 4 440 000 tonnes métriques d’aliments, et une tonne équivaut à 1 000 kg. Le problème évoluera ainsi : des ravageurs et des agents pathogènes se propageront à des zones plus chaudes et sèches, où ils n’ont pas été problématiques auparavant. Le problème sera particulièrement présent en Afrique et en Asie du Sud, là d’où provient une grande partie de la production alimentaire mondiale. Les récoltes de blé, de maïs et de millet diminueront, les chercheurs estiment qu’elles chuteront de près de 10 % d’ici 2055. Comme la quantité de nourriture produite diminuera, la demande augmentera. Un rapide accroissement de la population s’ajoutera à la demande, qui connaîtra une hausse de 14 % d’ici le milieu du siècle. Dans ce scénario à forte demande, les prix du riz et du maïs devraient doubler. Des millions d’enfants souffriront de malnutrition, ce qui ralentira grandement leur développement.