mercredi 10 juin 2015

Que faut il faire pour que plus d’étudiants réussisent leur scolarité?


Nelson Mandela disait : “l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde”. En effet c’est par l’éducation qu’on insuffle aux hommes les valeurs sans lesquelles aucun changement profond, donc un développement, ne peut être envisagé. Tenant compte de ce fait, la plateforme La Voix des Jeunes à travers l’activité de discussion a posé le débat sur Que faut il faire pour que plus d’étudiants réussissent dans leur scolarité?. De par la diversité des différentes approches on peut sentir l’importance du thème. Les opinions restent cependant très partagées entre les programmes scolaires non adaptés, les troubles répétitifs dus aux grèves incessantes des enseignants, la formation non adéquate des enseignants, ainsi que la mauvaise orientation professionnelle des étudiants. Cet article permettra ainsi de relater ces différents opinions et ce qui les sous tend.
De l’avis de Diane Abezaze les programmes scolaires ne sont pas adaptés à notre contexte. En effet elle souligne le fait que “ces programmes sont copiés de l’occident.” Elle déplore en outre les conditions de travail difficiles des étudiants et appelle à ce qu’on offre des bourses pour soutenir davantage les étudiants. La question des grèves récurrentes a également été soulignée notamment par Diariata Bâ du Sénégal qui révèle que “le quantum scolaire n'est pas atteint et fait que beaucoup d’élèves échouent par faute de niveau”. Quant à Muriel qui est au Canada et Randa en Algérie, tout d’abord il faudrait revoir la formation des enseignants. En effet, il est nécessaire de renforcer les capacités des enseignants pour une formation de qualité. Et la question de la formation des enseignants est d’autant plus délicate qu’il ne faudrait pas prendre la chose à la légère. C’est ce que déplore même Diariata qui, en prenant l’exemple du Sénégal, renseigne que certains enseignants le sont devenus juste après le BAC suivi d’une courte formation sans qu’au préalable l’on ait une opinion sur leurs aptitudes pédagogiques. Une autre paire de manche soulignée également dans les discussions est le problème de l’orientation professionnelle des étudiants et ceci dès le bas âge. Ce problème a la particularité de se poser dans plusieurs pays. De ce fait, certaines filières de l’enseignement sont beaucoup plus fréquentées que d’autres. C’est pourquoi pour Akossiwa DOKPODJO “l'un des moyens pour la réussite de la scolarité serait déjà qu'à la base il y ait une très bonne orientation” et cela en détectant très tôt les talents des enfants. Par ailleurs l’Etat doit également jouer sa partition comme l’a souligné AimKazika et Désirée qui soutiennent qu’il faut avant tout un environnement sain et placer les étudiants dans des conditions de travail adéquates. Ceci de l’avis de Aimé pour “assainir le milieu universitaire et la conséquence sera, les étudiants pourront mieux réussir leurs études.”

Au terme de ces discussions, nous pouvons nettement sentir la diversité des opinions. Pour aider les étudiants afin qu’ils réussissent mieux dans leur scolarité, il est nécessaire d’analyser leur situation et leur motivation. Si dans les pays développés tels que le Canada comme l’a rappelé Muriel “le problème numéro 1 est relatif à la volonté des élèves de se laisser instruire”, dans les pays en développement il est plutôt question de “cadre non propice à l’apprentissage” malgré “la volonté d’apprendre des étudiants”
 
Article publié sur http://www.voicesofyouth.org/fr

mercredi 3 juin 2015

VOLONTARIAT INTERNATIONAL DE LA FRANCOPHONIE:

COMMENT POSTULER ?

Critères d’éligibilité


Le (la) candidat(e) sera sélectionné(e) sur la base de ses compétences dans son domaine d’intervention, de sa motivation et selon les critères suivants :

• Être âgé(e) entre 21 et 34 ans au moment du dépôt de la candidature.
• Avoir la majorité légale dans son pays d’origine et dans le pays d’accueil.
• Être reconnu(e) médicalement apte.
• Avoir la nationalité de l’un des 57 Etats ou Gouvernements membres de la Francophonie.
• Résider sur le territoire de l’Etat ou du Gouvernement membre dont il est ressortissant.
• Etre titulaire d’un diplôme universitaire ou équivalent.
• Etre en règle avec les lois et l’administration de son pays.
• Le candidat doit disposer d’un passeport en cours de validité
• Le (la) candidat(e) s’engage pour 12 mois et s’engage à rejoindre le pays dont il est ressortissant à la fin de sa mission.
• Le recrutement du (de la) candidat(e) est strictement individuel, le projet excluant toute prise en charge de la famille ou de toute autre personne. Un(e) volontaire ne peut faire valoir sa qualité de volontaire francophone pour être rejoint(e) par un tiers.
• Le (la) candidat(e) ne peut pas être volontaire dans son propre pays.
• Les candidatures féminines et celles provenant "des pays du sud" et d’Europe centrale et orientale sont fortement encouragées.
• Le (la) candidate devra motiver son choix pour un seul poste de la liste des postes à pourvoir sous peine de rejet de sa candidature.
• Les candidatures des personnes qui ont peu ou pas d’expériences professionnelles à l’international seront privilégiées.

IMPORTANT : Chaque candidat ne postulera que pour un poste, tout candidat qui aura postulé sur plusieurs postes verra son dossier rejeté.

Si vous remplissez les conditions requises, détaillées ci-dessus, téléchargez les documents (notice et dossier de candidature) et déposez votre candidature.

Modalités de candidature


• Aucune candidature envoyée par voie postale ne sera traitée.
• Le candidat devra au préalable impérativement prendre connaissance de la notice « comment postuler au volontariat international de la Francophonie, conseils et méthodes » et remplir le dossier de candidature ci-dessous
• Seules les pièces suivantes doivent être jointes au formulaire en ligne : curriculum vitae, copie de(s) diplôme(s), lettre de motivation et dossier de candidature.

Etape 1 : Le candidat remplit son dossier de candidature.

Etape 2 : Le candidat valide sa candidature en joignant ce dossier au poste visé.

Pour la promotion 2015-2016 :

• Lancement de l’appel à candidatures : 1er au 30 juin 2015 ;
• Session de formation avant départ : fin novembre 2015 ;
• Départ en mission : janvier 2016.

Documents à télécharger

Examen et étapes de sélection


Étant donné le nombre important de candidats, l’OIF appelle votre attention sur le fait que seules les personnes retenues dans la perspective d’un entretien de présélection seront contactées
Source:  http://www.francophonie.org/Comment-postuler.html

 


jeudi 28 mai 2015

Les gouvernements doivent redoubler d’efforts pour traiter le problème du chômage des jeunes


27/05/2015 - Plus de 35 millions de jeunes âgés de 16 à 29 ans dans les pays de l’OCDE n’ont pas d’emploi et ne suivent ni études ni formation (formant le groupe dit des NEET, pour neither in employment nor in education or training). Dans l’ensemble, les jeunes ont deux fois plus de risques de se retrouver sans emploi que la tranche d’âge supérieure. Les gouvernements doivent faire davantage pour les aider à débuter leur vie active dans de bonnes conditions et à trouver un emploi, selon un nouveau rapport de l’OCDE.

On apprend dans l’édition 2015 des Perspectives de l’OCDE sur les compétences que près de la moitié des jeunes NEET de la zone OCDE ne sont même pas à la recherche d’un emploi et pourraient bien avoir disparu des écrans radars nationaux, que ce soient ceux du système éducatif, du système social ou des institutions du marché du travail.

« Traiter ce problème n’est pas seulement un impératif moral, il s’agit également d’une nécessité économique » a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, lors du lancement de la publication, à Berlin. « Trop de jeunes quittent le système éducatif sans avoir acquis les compétences idoines ou, quand bien même ils les ont acquises, ne sont pas en mesure de les mettre à profit. Leur avenir est souvent sombre, aussi ont-ils besoin de tout notre soutien ».

Dans cette publication, l’OCDE reprend et développe certaines des conclusions de la première Évaluation des compétences des adultes (Programme PIAAC) qu’elle a réalisée en 2013, pour dépeindre, en un tableau détaillé, comment les jeunes acquièrent et utilisent leurs compétences – et quels obstacles ils sont susceptibles de rencontrer ce faisant.

Elle révèle que 10 % des nouveaux diplômés ont un faible niveau de compétence en littératie et 14 % ont des difficultés en numératie. Plus de 40 % de ceux qui ont quitté l’école avant la fin du deuxième cycle du secondaire ont des compétences médiocres dans ces deux domaines.

À cela s’ajoute que le travail et l’éducation sont trop souvent deux mondes étrangers l’un à l’autre : dans les 22 pays et régions de la zone OCDE couverts par l’évaluation, moins de 50 % des étudiants suivant un programme d’éducation et de formation professionnelles bénéficiaient, au moment de l’enquête, d’un apprentissage fondé sur le travail, quelles qu’en soient les modalités, un chiffre qui passe sous la barre des 40 % dans l’enseignement général. Même les jeunes dotés de solides compétences ont du mal à trouver un travail. De nombreuses entreprises jugent en effet trop onéreux de recruter quelqu’un qui est dépourvu d’expérience professionnelle.

Les jeunes peuvent aussi se heurter à des obstacles institutionnels qui entravent le développement de leurs compétences. À titre d’exemple, un quart des jeunes actifs occupés sont au bénéfice d’un contrat temporaire et, de ce fait, mobilisent généralement moins leurs compétences et ont dans l’ensemble moins d’occasions de se former que les travailleurs au bénéfice de contrats permanents.

Pour une meilleure insertion des jeunes sur le marché du travail, les recommandations formulées par l’OCDE sont les suivantes :

  • Assurer une éducation pré-primaire universelle et de qualité qui contribuera à rendre les résultats scolaires plus homogènes et permettra à chaque enfant de prendre un bon départ dans sa vie d’écolier.

  • Enseignants et chefs d’établissement devraient identifier de bonne heure les élèves en difficultés de sorte que ceux-ci bénéficient du soutien dont ils ont besoin pour atteindre un niveau correct en lecture, en mathématiques et en sciences et éviter un décrochage scolaire complet.

  • Il convient que les services publics de l’emploi, les institutions sociales et les systèmes éducatifs et de formation proposent des programmes d’enseignement ou de formation de « deuxième chance ». En contrepartie des prestations sociales qui leur sont accordées, les jeunes pourraient être tenus de s’inscrire auprès des services sociaux ou des services publics de l’emploi et de suivre une formation complémentaire.

  • Les prestataires d’éducation et le secteur des entreprises devraient travailler ensemble à concevoir des cadres de certifications qui rendent fidèlement compte des compétences effectives des nouveaux diplômés.

  • L’apprentissage par le travail serait à intégrer tant aux programmes d’éducation et de formation professionnelles qu’à ceux de l’enseignement postsecondaire général.

Une version intégrable de ce rapport est également disponible.

Pour plus d’informations, les journalistes sont invités à prendre contact avec la Division des médias de l’OCDE (+ 33 1 45 24 97 00).



Planète Terre : les dangers qui nous guettent d’ici 2055!



D’ici 2055, les voitures se conduiront toutes seules, l’accès à internet sera décuplé et les robots intelligents feront partie de notre vie quotidienne. Mais, malgré ces progrès technologiques, nous avons échoué à résoudre certains problèmes. La planète n’a pas encore réussi à se défaire de sa dépendance à l’égard des énergies fossiles ou des antibiotiques, par exemple. La forêt tropicale se trouve toujours en danger et un plus grand nombre de personnes éprouvent des problèmes de santé mentale. Même si 2055 paraît encore loin, la science et la technologie doivent se pencher dès maintenant sur ce qui pourrait menacer notre avenir. Voici ce à quoi pourrait ressembler la vie sur terre en 2055.

Les forêts tropicales pourraient disparaître
Chaque année, la déforestation engendrée par l’exploitation forestière et l’agriculture réduit le territoire des forêts tropicales. Conséquence? Certains médicaments indispensables à la vie pourraient finir par disparaître du même coup. Ce pourrait être le cas du Taxol, par exemple, un remède contre le cancer qui est fabriqué à partir des graines d’un pin présent dans ce type de forêt. Au rythme actuel, c’est entre un tiers et près de la moitié de la forêt tropicale qui devrait disparaître d’ici 2055, selon un rapport de l’International Journal of Climatology.

Des maladies se propageront plus facilement
Selon l’Organisation mondiale de la santé, d’ici 2030, 60 000 personnes de plus mourront de la malaria chaque année. En raison du réchauffement climatique des dernières années, les moustiques porteurs de la maladie, qui a tué 630 000 personnes l’an dernier, propageront la malaria à des régions qui n’avaient jamais été exposées auparavant. Même constat pour la dengue et la fièvre jaune. Les moustiques qui transportent ces maladies tuent chaque année 50 000 personnes, et de nouvelles régions seront maintenant touchées. En 2055, l’OMS prévoit que 4,6 milliards de personnes seront menacées par ces maladies. La même situation pourrait se produire avec le choléra, qui éclot aussi sous des climats plus chauds. La maladie tue entre 100 000 et 130 000 personnes chaque année dans le monde, presque exclusivement dans les régions où il y a pénurie d’eau potable

Les cas de démence devraient tripler
Comme les gens vivent plus longtemps, nous serons touchés par de plus en plus de maladies liées au vieillissement. Les plus inquiétantes seront celles difficiles à diagnostiquer ou à traiter, comme la démence. En 2055, les cas devraient tripler, passant de 36 millions à un étonnant 115 millions, d’après un rapport récent de l’Organisation mondiale de la santé. Plus de 50 % des personnes atteintes vivent dans des pays à faible et moyen revenus. En 2055, cette proportion devrait augmenter à plus de 70 %.L’obstacle le plus important pour traiter ce trouble dans de nombreux pays est le diagnostic précoce. Les programmes de sensibilisation et les soins médicaux sont coûteux, même dans les pays riches. Entre le cinquième et la moitié de tous les cas de démence sont reconnus à temps pour que le trouble soit adéquatement traité

La population des villes devrait tripler
En 1950, un peu moins de 750 millions de personnes vivaient dans les zones urbaines. Aujourd’hui, ce chiffre a grimpé à 4 milliards, soit plus de la moitié de la population mondiale. Au milieu du siècle, on prévoit que près de 6,3 milliards de personnes vivront dans des villes. En plus du surpeuplement, cela encouragera la propagation de maladies infectieuses et de virus, de la tuberculose en passant par la grippe. Comparativement aux régions rurales, les villes consomment environ les trois quarts de la production mondiale d’énergie et produisent la même quantité de dioxyde de carbone. Un accroissement de la population urbaine exercera une pression accrue sur les demandes d’énergie et générera plus de pollution, rendant ainsi l’air toxique et causant le décès prématuré de millions de gens

Des supermicrobes pourraient tuer des millions de personnes
De nos jours, les infections qui ne répondent plus aux médicaments courants tuent 700 000 personnes par année. En 2055, on croit qu’on atteindra les 10 millions de décès par an. Le problème des bactéries résistantes aux antibiotiques a été exacerbé par le fait que les médecins et les pharmaciens du monde entier les prescrivent librement et que les agriculteurs les utilisent délibérément dans leurs récoltes et dans l’alimentation animale. En raison de cette utilisation délibérée, les antibiotiques sont maintenant presque partout, dans l’eau comme dans le sol. À moins que la demande ne diminue ou que la règlementation sur leur utilisation se raffermisse, nous sommes condamnés à vivre dans un monde où des millions de personnes mourront d’infections qui ne peuvent plus être traitées

L’accès à l’eau réduit pour la moitié de la population
Aujourd’hui, 1,1 milliard de personnes n’ont pas d’accès adéquat à l’eau et 2,5 milliards vivent dans des régions en pénurie. D’ici 2055, ces chiffres augmenteront certainement. Les populations des zones concernées, principalement au Moyen-Orient et en Afrique, auront aussi des difficultés à protéger l’environnement, à irriguer leurs champs ou à vaquer à des activités domestiques et industrielles normales. Actuellement, un tiers des fleuves du monde a déjà disparu. Avec la croissance démographique et le réchauffement de la planète, la situation ne fera que s’aggraver. L’assèchement des lacs et des rivières libèrera plus de gaz à effet de serre dans l’air, comme le dioxyde de carbone et le méthane, ce qui pourrait aggraver les changements climatiques. En raison du cycle de l’eau, le monde devra également faire face à plus de sècheresses, ce qui causera des feux de friches au moins deux fois plus destructeurs

Des coûts exorbitants pour le pétrole
L’augmentation de la population entraînera la construction de plus de maisons et la circulation de plus de voitures, d’où une demande accrue pour les ressources énergétiques. Selon un rapport de la HSBC, si l’utilisation mondiale d’énergie se poursuit au rythme actuel, la planète sera confrontée à diverses problématiques en 2055. On parle par exemple d’une augmentation de 110 % de la demande en pétrole, qui devrait passer à plus de 190 millions de barils par jour, et d’une hausse de 50 % de la demande totale d’énergie. Le coût de l’extraction du pétrole devrait aussi monter en flèche. En effet l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévoit que le prix du bail pourrait atteindre 200 $. Les combustibles non fossiles sont donc appelés à jouer un plus grand rôle, car les experts croient que d’ici 175 ans, les autres énergies plus polluantes disparaîtront complètement

Une augmentation des attaques informatiques
D’ici 2025, les experts estiment que les individus malveillants présents sur le Web vont accélérer leurs jeux de piratage. Selon ces mêmes experts, une grande attaque causant d’importantes pertes de vie et de biens pourrait coûter des dizaines de milliards de dollars. Aujourd’hui, les pays et les militaires ont commencé à s’aventurer sur le territoire du piratage. Par exemple, le groupe État islamique a récemment lancé une opération appelée Cybercalliphate, et la Russie appuierait un groupe de pirates financé à même les coffres de l’État. Des attaques potentielles qui pourraient toucher les banques, les entreprises et les données privées, mais aussi causer des dégâts tangibles à un monde de plus en plus tributaire de la technologie

Des espèces de poissons pourraient disparaître
Selon un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies (ONU), si la pêche mondiale se poursuit au rythme actuel, toutes les réserves de poissons pourraient disparaître d’ici 2050. Pour remédier à ce problème, de nombreuses organisations, dont l’ONU et la Commission européenne, ont essayé d’imposer des limites de capture. Personne ne sait le genre de dommages que l’élimination de certaines espèces de poissons pourrait causer aux écosystèmes du monde ou comment ces changements affecteraient les humains. Près de 3 milliards de personnes tirent un cinquième de leurs protéines de la consommation de poissons, ce qui en fait une source d’alimentation plus importante que la viande de bœuf. Nous utilisons aussi une multitude de médicaments fabriqués à partir d’espèces marines.Il y a aussi l’argent. Entre 10 % et 12 % de la population mondiale compte sur la pêche et l’aquaculture pour assurer sa subsistance, et ces activités contribuent pour environ 129 milliards de dollars aux exportations mondiales, dont la moitié vient des pays en développement

Des ouragans plus fréquents et plus forts
Vous vous souvenez de l’ouragan Sandy? Ce pourrait être un simple aperçu de ce qui nous attend. Alors que nos grands-parents n’ont probablement vu qu’une seule tempête de ce genre, nos petits-enfants pourraient en vivre au moins 20 de la sorte au cours de leur vie. Bien que les changements climatiques soient plus connus pour faire monter le niveau de la mer et des températures, ils intensifieront également les tempêtes. Alors que la Terre se réchauffe, il y a davantage de vapeur d’eau – le carburant des ouragans – qui pénètre dans l’atmosphère. Cette combinaison pourrait rendre les ouragans jusqu’à 300 % plus puissants en 2100, selon les évaluations de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis. À mesure que les océans se réchaufferont et que la glace de la mer du Nord fondra, le niveau de la mer augmentera aussi, ce qui multipliera la fréquence des inondations partout sur la planète.

Une vie privée menacée
Alors que les citoyens sont de plus en plus préoccupés par l’utilisation des drones et autres technologies du genre, comme les nombreuses caméras de surveillance dans les lieux publics, on prévoit aussi que les données resteront au cœur de la révolution numérique. La poursuite de la croissance exigera assurément un plus grand degré de transparence entre les gens et les périphériques, et cela empiétera presque inévitablement sur différents aspects de notre vie privée. Il est difficile de prévoir toutes les conséquences possibles, mais ceux qui pensent pouvoir gérer leur propre identité pourraient être confrontés à d’importants problèmes légaux

Des problèmes pulmonaires plus graves
En 2055, le nombre de décès causés par la pollution de l’air augmentera et plus de 6 millions de personnes en mourront chaque année, selon un rapport récent de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Comment? En plus d’un air plus pollué, le temps chaud accélérera les réactions chimiques produites par de nombreux polluants. L’ozone troposphérique, un produit chimique qui irrite le tissu délicat des poumons et qui cause de la toux, une sensation de brûlure, une respiration sifflante et un essoufflement lors de l’inhalation en est un bon exemple. L’ozone aggrave souvent les affections respiratoires comme l’asthme et l’emphysème. En Inde, où le problème est particulièrement intense, l’OCDE estime qu’environ 130 personnes sur 1 million mourront prématurément des suites de l’exposition à l’ozone.

D’importantes villes inondées
Si les émissions de dioxyde de carbone se poursuivent impunément, le niveau de la mer augmentera d’environ un mètre partout sur la planète d’ici 2100. Sans planification adéquate, de nombreuses villes côtières situées entre New York et Calcutta pourraient être dévastées. Bien entendu, la hausse du niveau de la mer fera sentir ses effets avant 2100. Si le niveau monte de seulement 45 cm, beaucoup de gens perdront leur maison, et certaines villes perdront de précieux atouts.Un rapport de l’OCDE publié en 2008 prévoyait que Calcutta serait la ville la plus durement touchée, avec 14 millions de personnes et 2 billions de dollars en biens exposés, en 2070. La ville de New York faisait aussi partie de la liste, avec 2,9 millions de personnes et 2,1 billions de dollars en biens exposés. En 2050, la marée montante se fera durement sentir aux États-Unis, où la plupart des villes situées le long de la côte nord-est connaîtront des inondations de plus de 30 jours chaque année

Des pannes électriques plus fréquentes
L’ouragan Sandy a réussi à plonger dans le noir une bonne partie de la ville de New York en 2012. Ce type de situation serait sur le point de devenir beaucoup plus fréquent. Le niveau de la mer plus élevé, de puissantes tempêtes tropicales et l’accroissement de la consommation d’énergie partout dans le monde conduiront à des pannes d’électricité généralisées.Aux États-Unis, les effets seront plus importants dans les villes populeuses du nord-est, comme New York et Philadelphie. En 2055, jusqu’à 50 % plus de gens y seront temporairement plongés dans le noir. De la Nouvelle-Orléans au Connecticut, les pannes d’électricité augmenteront de façon spectaculaire.

Des millions de personnes manqueront de nourriture
Chaque décennie, le réchauffement de la planète diminue de 2 % la quantité de nourriture que nous produisons dans le monde entier. Même si ça semble peu, cela signifie que d’ici les 10 prochaines années, nous allons perdre 4 440 000 tonnes métriques d’aliments, et une tonne équivaut à 1 000 kg. Le problème évoluera ainsi : des ravageurs et des agents pathogènes se propageront à des zones plus chaudes et sèches, où ils n’ont pas été problématiques auparavant. Le problème sera particulièrement présent en Afrique et en Asie du Sud, là d’où provient une grande partie de la production alimentaire mondiale. Les récoltes de blé, de maïs et de millet diminueront, les chercheurs estiment qu’elles chuteront de près de 10 % d’ici 2055. Comme la quantité de nourriture produite diminuera, la demande augmentera. Un rapide accroissement de la population s’ajoutera à la demande, qui connaîtra une hausse de 14 % d’ici le milieu du siècle. Dans ce scénario à forte demande, les prix du riz et du maïs devraient doubler. Des millions d’enfants souffriront de malnutrition, ce qui ralentira grandement leur développement.


vendredi 22 mai 2015

Le témoignage d’un prisonnier qui traduit les conditions carcérales en RDC !

source: rfi.fr
source: rfi.fr


Nelson Mandela a dit : « Les conditions carcérales dans un pays traduit aussi le niveau de développement et politique d’un pays… ». Je pense qu'il avait raison.
Je me suis intéressé à cette frange de la population laissée pour compte dans notre société, à savoir les prisonniers, dont on pense qu’ils ne peuvent pas bénéficier de conditions acceptables. Le témoignage repris ici utilise un nom d’emprunt, mais l’histoire reste vraie dans sa totalité.
Comment et pourquoi avez-vous été arrêté cher James ?
J’étais aide-chauffeur dans un grand véhicule de transport pour le compte d’un commerçant, qui faisait la ligne Kinshasa-Kananga. Un jour, on s’est retrouvé sans sous durant le voyage, et on devrait faire louer le pneu à un transporteur qui faisait aussi la même ligne que nous. Le contrat de location était fait en pleine brousse car il était dans le besoin, et cela se passe ainsi pour tout transporteur qui est dans le besoin. Quand il a eu le pneu, nous avons informé notre propriétaire et il devait récupérer l’argent à Kinshasa, chose qui a été faite. Entre temps, nous avons eu une panne et sommes venus jusque dans la ville de Kikwit, où nous avons trouvé la possibilité d’atteindre Kinshasa après un si long séjour.
Mais, jusque là, tu ne m’as pas dit pourquoi et comment tu t’es retrouvé en prison?
Oui, j’arrive ! Quand nous sommes rentrés à Kinshasa avec le véhicule, nous avons laissé le travail étant donné que ce n’était plus rentable, nous n’avons pas été payé durant le temps passé dans la brousse avec le véhicule, et surtout que le véhicule était en panne. Ainsi, je me suis donné la peine de trouve un autre boulot.
Les jours sont passés (quelques mois environ). Un jour d’avant midi, je me promenais quand l’un des amis ma informé que notre patron , le propriétaire du véhicule me chercher pour me faire arrêter, pour la simple raison que nous avions abandonné son véhicule et avons fait louer un pneu sans autorisation, et qu'il n’a pas récupéré son argent. Pourtant, il nous avait rassuré qu’il avait récupéré son argent (c’est la réponse que j’ai donné à l’ami qui m’avait donné l’information).
Ainsi, je lui ai répondu, je ne pouvais pas fuir car je n’avais pas volé ni commis un crime pour être arrêté. En bref, c’est notre patron, propriétaire du véhicule qui nous a fait arrêter en utilisant les services de Bureau 2.
C’est ce service qui m’arrêta et m’a amené jusqu’au cachot de CIRCO, où sont incarcérés les criminels. Pourtant, je n’étais pas criminel et je n’avais rien volé ni fait de semblable. C’est alors que je me suis trouvé au cachot de CIRCO. Chose étonnante, au cachot, j’ai aperçu le gérant et l’autre membre de l’équipage qui ont été arrêté quelque temps avant moi.
Eux, ils sont sortis de la prison deux mois après et je suis resté là bas durant 4 ans et quelques mois.

CIRCO, c’est un cachot pour les malfrats et les personnes qui ont commis des délits graves, comment tu t’es retrouvé là bas ?
Comme je t’ai dit, quand les agents de bureau 2 m’ont arrêté, ils m’ont amené directement au CIRCO. Là j’ai passé 2 jours, et le deuxième jour, quand le commandant est arrivé le matin, il a demandé au corps de garde la raison de notre arrestation et où était le plaignant ? Et il a ajouté qu'il ne voulait pas nous voir là bas, car le dossier pour lequel nous avons a été amené là est une affaire civile qui méritait d’être résolue ailleurs.
Le même jour, nous avons été transférés au parquet de la Gombe, et cela, sans plaignant. Après 48 heures, comme le plaignant ne se présentait toujours pas, nous nous sommes retrouvés avec le gérant, dans la prison centrale de MAKALA, actuelle CPRK (Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa).
Combien de temps es-tu resté à la prison centrale de MAKALA et quels souvenirs retiens-tu de ton passage par là ? Et enfin, peux-tu essayer de nous décrire la situation carcérale d’un prisonnier ?
En prison, j’y ai passé près de 4 ans et demi, dans des conditions misérables et pénibles. La prison n’est pas une bonne chose. Le prisonnier vit dans une situation exécrable ; il dort par terre, il ne mange pas bien, et il n’a pas de temps d’apprendre. Par exemple dans le pavillon 11 où j’étais, je suis tombé malade de la Tuberculose à cause des mauvaises conditions, heureusement, les gens de la Croix Rouge avec leur organisation, m’ont aidé et traité, ce qui a fait que je sois encore en vie, sinon, j’allais mourir en prison.
Pour la nourriture, notre nourriture était constituée essentiellement du maïs mélangé au haricot préparé dans un fût avec de l’eau et du sel. Si t’as un peu d’argent, tu peux acheter quelque chose de mieux, surtout quand tu as de la visite. Dans mon cas, comme j’étais élu Échevin (chef d’un groupe dans notre local), c’est moi qui surveillait la distribution de la nourriture.
Pour le logement, les prisonniers sont entassés dans un petit local ; le nombre peut atteindre jusqu’à 100 personnes. Un nouveau prisonnier n’a que quelques centimètres pour dormir. Il est difficile d’être en bonne santé en prison. On ne sort pas souvent, quand on est au début, on ne peut sortir qu’après 3 à 6 mois de détention.
Les difficultés du prisonnier congolais se résument dans ses droits de défense, dans les soins de santé, dans l’alimentation, son logement et sa réinsertion dans la société après des longs moments passés en prison.
Comment tu t’es retrouvé dehors ? Par les lois d’amnistie ou pour avoir accompli la période exigée de condamnation ?
C’est par concours de circonstances et la volonté de ma famille que je me suis retrouvé dehors. Depuis que j’ai été arrêté, je n’ai jamais été jugé ni condamné. Pendant 4 ans passés en prison, je suis toujours resté « détenu » sans jugement ni condamnation. Même les mesures présidentielles ne nous concernaient pas.
Mais, dans mon billet de sortie, on a écrit comme motif "abus de confiance". Je remercie le bon Dieu qu’il m’ait gardé encore en vie.
Quel est ton mot de la fin ?
Mon mot de la fin, je plaide pour l’amélioration des conditions de détention des prisonniers en termes d’alimentation, de soins de santé, conditions de logement et de divertissement. Mais également, tel que j’ai compris, plus de la moitié des prisonniers sont des prévenus et n’ont jamais été jugés ni condamnés. Donc, ce n’est pas bon pour un pays. L’Etat de prison traduit aussi la qualité de vie des populations d’un pays qui se veut respectueux.

vendredi 15 mai 2015

17 mai 1997 : le jour où le ciel tomba sur le régime Mobutu


Le 17 mai 1997 tomba un samedi. Jour mémorable pour la plupart des Congolais, désormais des ex-Zaïrois. Plus que des larmes de crocodile que le maréchal-président avait versé le 24 avril 1990. C’était plutôt la fin de tout un régime. C’est ce jour là que les militaires de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) entrèrent dans la ville de Kinshasa.

Mobutu et sa famille ayant, la veille, quitté Kinshasa pour Togo via Gbadolite (son fief situé dans la province de l’Equateur), plus rien ne s’opposait à l’imprévisible remise et reprise forcée. Plusieurs dignitaires du régime déchu traversèrent le fleuve pour se retrouver au Congo-Brazzaville en attendant de se réfugier dans d’autres pays.

C’était la fin du régime en place depuis le coup d’Etat du 24 novembre 1965. Et le début d’un nouveau régime, celui incarné désormais par M’Zee Laurent-Désiré Kabila en sa qualité de président de l’AFDL. Une nouvelle page de l’histoire du Congo.

Congo venait de s’ouvrir.

Deux événements renseignaient déjà sur la fin du régime du maréchal Mobutu. D’abord, le vendredi 16 mai 1997. Le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, dirigé à l’époque par le Premier ministre Likulia, le Pr Tryphon Kin-Kiey Mulumba, faisait état dans son compte rendu de l’échec des négociations d’Outenika (du nom d’un navire de guerre de l’Afrique du Sud qui abritait les discussions) entre le maréchal Mobutu et Laurent-Désiré Kabila pour mettre fin à la guerre.
 
C’est l’ancien président sud-africain Nelson Mandela qui assurait la médiation de la rencontre. A en croire, le ministre de la Communication, après l’échec des négociations, le maréchal Mobutu avait regagné la ville de Gbadolite. Or, à partir de Gbadolite, Mobutu et sa famille allaient en exil au Togo. 

Le deuxième évènement, c’était la mort du général Mahele la nuit au camp Tshatshi. Celui qui devrait protéger la ville de Kinshasa, venait d’être abattu par les militaires de Mobutu, la fameuse Division spéciale présidentielle (DSP) de triste mémoire.

QUAND LA MORT DU GENERAL MAHELE PRECIPITE LES CHOSES

Tous les espoirs, en prévision de l’entrée des militaires de l’AFDL et, donc d’une possible guerre dans la capitale, reposaient sur le vice-Premier ministre en charge de la Défense, doublé de chef d’état-major général des Forces armées zaïroises (FAZ), le général Mahele. C’est de la sorte qu’au terme de sa mort, les troupes de l’AFDL firent leur entrée dans la ville de Kinshasa le matin du samedi 17 mai 1997. Car, indique-t-on, la DSP ayant exécuté ce brave général, tout pouvait arriver.
 
Et, pour éviter le pire, l’AFDL ne devrait plus attendre. C’est de la sorte que le samedi, des cris de joie étaient poussés par la population en lançant « ba ye » (entendez : ils sont là). Ce qui avait poussé les éléments de la Division spéciale présidentielle à entrer en débandade parce qu’eux aussi, étaient ciblés par l’AFDL.
 
C’est ce qui pousse les observateurs à dire que la mort de Mahele avait sauvé les habitants de la capitale congolaise. Le général Mahele avait donné sa vie pour protéger la ville de Kinshasa.

Mais, comment l’AFDL avait-elle fait pour entrer aussi vite dans la ville de Kinshasa ? Il ressort du recoupement de plusieurs informations que les éléments de l’AFDL étaient déjà présents aux alentours de l’aéroport international de N’Djili lorsque le maréchal Mobutu quittaient Kinshasa pour Gbadolite. Mais, qu’ils avaient des instructions pour ne pas l’empêcher de prendre le chemin de l’exil. Sinon, ils étaient capables d’abattre son avion. On comprend donc pourquoi le général Mahele avait dit au maréchal Mobutu qu’il ne pouvait assurer sa sécurité. Mobutu avait compris que sa famille et lui ne pouvaient plus rester à Kinshasa. Il fallait partir sans demander ses restes.
 
C’est pour cela qu’il avait quitté Kinshasa pour récupérer certaines affaires à Gbadolite où son avion avait essuyé d’ailleurs quelques tirs pour, enfin, prendre le chemin de la ville de Lomé, la capitale du Togo. C’est dire à quel point l’assassinat du général Mahele avait réellement précipité les choses parce qu’il fallait faire vite.

LE TEMOIGNAGE D’UN ANCIEN ELEMENT DE LA GARDE CIVILE

Sous le couvert de l’anonymat, un ancien élément de la Garde civile, une des forces de sécurité de Mobutu, nous a apporté son témoignage. Il a indiqué que les troupes de l’AFDL étaient entrées à Kinshasa quelques jours avant le départ du maréchal Mobutu. Avec ses collègues, ils s’occupaient des renseignements lorsque, le jeudi 15 mai 1997, ils aperçurent un mouvement bizarre. Des gens à bord d’un véhicule qui venaient de tuer des militaires sur la route de Maluku. Leur commandant leur donna l’ordre d’aller faire leur rapport au quartier général de la garde civile. Le général les écouta avant de leur prodiguer un sage conseil.
 
En fait, il leur demandait de rentrer chez eux pour prendre soin de leurs familles. Là où ils pensaient que des instructions allaient être données pour la poursuite des sujets suspects. C’est l’entrée des troupes de l’AFDL, samedi, qui leur permit finalement de bien comprendre le conseil du général. La ville de Kinshasa était suffisamment infiltrée par l’ennemi.

Le matin du samedi 17 mai 1997, un ministre quelque peu distrait faisait la grâce matinée lorsque ses gardes le tireront de son sommeil pour l’informer de l’assassinat du général Mahele. Ainsi, surpris par l’annonce, il tentera d’avoir de plus amples informations par téléphone. C’est là qu’il apprendra que, non seulement le maréchal Mobutu s’était déjà réfugié au Togo, mais aussi et surtout que les troupes de l’AFDL avaient fait leur entrée à Kinshasa.
 
Désorienté, il indiquait qu’il n’allait pas fuir et qu’il allait attendre qu’on le tue chez lui. Ses proches l’implorèrent de ne pas minimiser la situation et de traverser le fleuve pendant qu’il était encore temps. C’est comme cela qu’il décida finalement de suivre plusieurs de ses collègues déjà partis.
 
C’est également le cas d’un chevalier de la plume qui n’oubliera jamais la date du 17 mai 1997. Il avait un important rendez-vous avec un des bonzes du régime Mobutu, le même samedi, lorsque sa femme le réveilla pour l’informer de l’assassinat du général Mahele. Il décida d’aller vite à son rendez-vous « vital ». Mais, à peine venait-il de quitter sa maison que les cris scandaient de partout : « Ba ye ». Pendant ce temps, le bonze avait déjà quitté la RDC.

L’AFDL, UN CONGLOMERAT D’OPPORTUNISTES ET D’AVENTURIERS
Laurent-Désiré Kabila lui-même, lorsqu’il s’était brouillé avec ses alliés de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo avait trouvé des mots pour qualifier l’AFDL. D’après lui, il s’agissait « d’un conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers ». Le mot était vite lâché. 

En fait, l’AFDL était un fourre-tout où il y avait tant des progressistes que des libéraux. On y retrouvait aussi des Congolais et des Rwandais. Au bout du compte, des intérêts sur le Congo divergeaient tellement que M’Zee Kabila a finalement décidé de se débarrasser des étrangers qui avaient accompagné la libération du Congo.
 
C’est en ce moment que les choses se sont gâtées au point que l’ancien chef d’état-major général de l’armée congolaise, aujourd’hui à Kigali aux côtés de Paul Kagame, James Kabarhebe, s’est permis de détourner un avion pour se rendre à Moanda. Il tentait de rallier certains militaires à la base de Kitona à sa cause. Il s’agissait d’une action contre le régime de Laurent-Désiré Kabila.

L’AFDL volait donc en éclats après avoir réussi à chasser le régime Mobutu du pouvoir. Bénéficiant du soutien de la population congolaise, le Comité des pouvoirs populaires (CPP), la structure politique mise en place par « M’Zee » pour remplacer l’AFDL, marchait à plein régime. Malheureusement, la mort toquait déjà la porte du « soldat du peuple ». C’est de la sorte que le 17 janvier 2001, le grand M’Zee fut assassiné par un de ses proches. Apparemment, il emportait aussi avec lui la révolution du 17 mai 1997. 

Laurent-Désiré Kabila, aux yeux de bon nombre d’observateurs, avait idéologiquement succédé à Patrice-Emery Lumumba qui, lui aussi, fut sacrifié sur l’autel des intérêts de la RDC. Un vrai nationaliste qui a fait ses preuves pendant quatre ans à la tête du Congo. S’il avait réussi à échapper à la mort, sans nul doute que « M’Zee » pouvait maintenir la flamme de la révolution du 17 mai 1997. Mais, fauché par la mort, Laurent-Désiré Kabila est tout de même demeuré dans l’esprit des Congolais.

QUE RESTE-T-IL ENCORE DE LA REVOLUTION DU 17 MAI 1997 ?

Tout et rien à la fois. Tout parce que le Congo est toujours là et que le Zaïre a complètement disparu, emporté par le maréchal Mobutu dans sa fuite. Mais, rien parce que des institutions financières internationales comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, combattues par la révolution du 17 mai 1997, ont signé leur grand retour en RDC. De plus, les « Mobutistes » que le régime de l’AFDL pensait envoyer en congé pendant trente ans sont même aux premières loges aujourd’hui. S’il pouvait ressusciter aujourd’hui, Laurent-Désiré Kabila n’allait plus se reconnaître dans le tableau actuel. Rien qu’à voir comment les Occidentaux font pression sur Joseph Kabila en prévision de 2016, « M’Zee » aurait du mal à accepter cela. 

Surtout lorsqu’on sait que son ami Yerodia Abdoulaye Ndombasi, bien que sénateur, n’a jamais été tenté de prendre la parole dans une institution dirigée par Léon Kengo wa Dondo qui, à ses yeux, n’est qu’un mobutiste.

Autre chose également, les proches de Laurent-Désiré Kabila, ceux qui étaient aux premières loges, ne sont plus visibles aujourd’hui. Hormis Yerodia que l’on peut encore voir à la télévision lors de la retransmission des plénières du Sénat. 

Certains ont même rejoint le camp de l’Opposition

C’est le cas de Didier Mumengi et de Mwenze Kongolo. En tout cas, les « révolutionnaires » ont disparu de la circulation comme s’ils n’avaient jamais existé. Certains visages ont fait leur réapparition lors des obsèques de leur compagnon, un autre ami de Laurent-Désiré Kabila, Pierre Victor Mpoyo. 

Qu’est-ce qui reste encore de la révolution du 17 mai 1997 ? Apparemment rien, parce que tout semble avoir été finalement consumé et donc jeter dans les oubliettes de l’histoire. Sauf d’ailleurs, comme par hasard, le monument et le mausolée de « M’Zee » devant le Palais de la nation à Gombe. C’est ainsi que le dimanche le 17 mai 2015, soit 18 ans après, les Congolais se souviendront encore de la lutte pour la souveraineté du Congo, menée autrefois par M’Zee LD Kabila.

Source: M.M. Kinshasa, 15/05/2015 (Forum des As, via mediacongo.net)

mercredi 13 mai 2015

La vente des syllabus et le droit d’auteur : un mal à éradiquer dans les universités congolaises !

En République Démocratique du Congo, l’enseignement universitaire souffre d’un mal, ce mal est si profond et enraciné. Ce mal n’est rien d’autre que la vente des syllabus et/ou le droit d’auteur.
En effet, dans les universités congolaises, le phénomène a pris tant d’ampleur qu’aujourd’hui, il est difficile de pouvoir l’éradiquer. La vente de syllabus et/ou des droits d’auteur signifie qu’un professeur d’université fait multiplier des syllabus avec son argent propre, et vient les revendre aux étudiants moyennant un coût allant de 15 $ à 25 $. Pour les avares, certains syllabus coutent 50 $.
Quand un étudiant n’achète pas un syllabus, il a mille chances d’échouer dans ce cours. Il y a également la corruption étant donné que la note aux examens est liée à l'achat de syllabus, car chaque professeur y appose sa signature et un numéro identifiant l’étudiant ; donc, il est difficile pour les étudiants de falsifier.
Pour un étudiant n’ayant pas assez de ressources financières, et s’il doit étudier en moyenne 15 à 23 cours, il doit débourser la somme de 225$ à 750 $, une somme colossale dépassant même les frais académiques qui vont de 225 $ à 650 $ (ça dépend des universités publiques ou privées).
Cette situation de la vente des syllabus et des droits est un mal enraciné que les autorités académiques et le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire connaissent parfaitement. Mais, il n’y a pas d’efforts fournis dans le sens d’éradiquer ce phénomène qui freine l’apprentissage des étudiants et la formation des futurs universitaires.
La vente des syllabus ne favorise nullement une bonne formation universitaire en République Démocratique du Congo. Au lieu de pouvoir améliorer les bibliothèques universitaires, l’Etat congolais laisse l’étudiant souffrir et payer les frais des syllabus, alors qu’ils sont censés être incorporés dans les frais académiques.
Le nouveau Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a fait une déclaration visant à suspendre ce phénomène dans les universités, mais sa déclaration n’est restée qu’une parole de bonnes intentions.
Sur le site de www.radiookapi.net, on peut lire ceci : [Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (Esu), Théophile Mbemba a interdit le marchandage des syllabus et la pratique dénommée «Droit d’auteur » dans les institutions d’enseignement supérieur et universitaire de la République démocratique du Congo (RDC). Il l’a dit lundi 27 avril, au terme de sa mission officielle à Kisangani en Province Orientale.
«C’est une pratique que j’ai eu à dénoncer dès mon premier message. J’ai fait une note circulaire pour demander aux autorités des établissements de s’organiser pour que cette pratique cesse», a martelé Théophile Mbemba.]
Il faut des mesures contraignantes pour que cette situation disparaisse du monde universitaire congolais, car elle favorise la corruption et appauvrit l’étudiant.
De l’autre coté, la vente des syllabus et des droits d’auteur est l’expression du mauvais traitement que subissent les professeurs d’universités, qui sont mal payés et dont leur survie n’est assurée que par la vente des syllabus. Une situation très déplorable qui réduit la qualité de l’enseignement dans les universités congolaises !