vendredi 27 février 2015

7ème Université d'été du droit continental aura lieu du 6 au 24 juillet 2015 à Paris

Universite-d-ete-droit-continental-2015Nous sommes heureux de vous informer que la 7ème Université d'été du droit continental aura lieu du 6 au 24 juillet 2015 à Paris et vous invitons à consulter le lien http://www.fondation-droitcontinental.org/fr/2015/01/21/universite-dete-du-droit-continental-2015-summer-university-continental-law-2015
Cette Université est organisée, nous vous le rappelons, par la Fondation pour le droit continental en partenariat avec l'Université Paris 2 Panthéon-Assas.
Cette formation de trois semaines est validée par un certificat délivré par l'Université Paris II Panthéon-Assas, à tous les étudiants qui auront réussi l'examen final obligatoire.
Les demandes d'inscriptions doivent parvenir à la Fondation par le biais du formulaire d'inscription disponible très prochainement sur notre site, au plus tard le 31 mars 2015.
Les candidatures seront examinées par le Conseil scientifique de la Fondation qui sélectionnera les candidats et décidera de l'octroi éventuel d'une bourse.
Le nombre de participants étant limité, il est recommandé de s'inscrire dès à présent afin que l'étude des candidatures soit réalisée dans les meilleurs délais.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter :
Fondation pour le droit continental
Université d'été du droit continental / Civil Law Initiative
Yassaman Neishabouri, chargée de mission / Project Manager
2-14, rue des Cévennes, 75015 - Paris France
Email : univ-ete@fondation-droitcontinental.org
UNIDA / OHADA.com

OHADA.com News

Summer University of Continental Law 2015.

A final exam session is mandatory for all participants. Students who pass the exam, will receive a certificate delivered by the Paris II-Panthéon Assas University.
The applications must be sent to the Foundation, through an application form soon avaiblable on our website, at the end of March 2015 at the latest.
The applications will be examined by the scientific Committee of the Foundation, who will select the candidates and will decide on possible awarding of scholarships.
The number of participants is limited, therefore it is recommended to register as soon as possible, so that the assessment of applications is carried out promptly.
For more information, please contact:
Fondation pour le droit continental
Université d'été du droit continental / Civil Law Initiative
Yassaman Neishabouri, chargée de mission / Project Manager
2-14, rue des Cévennes, 75015 - Paris France
Email: univ-ete@fondation-droitcontinental.org
UNIDA / OHADA.com

Le projet CABIN (Central African Biodiversity Information Network) supporte par la Coopération Belge au Développement (DGD) et initie par le Musée Royal de l'Afrique Centrale (RMCA)

Dear all,
The CABIN project (Central African Biodiversity Information Network) supported by the Belgian Development Cooperation (DGD) and initiated by the Royal Museum for Central Africa (RMCA) is organising a CALL2015 for proposals for the mobilisation and on-line publication of biodiversity data from Sub-Saharan Africa.
More info is in the CABIN call letter attached (French and English version).
Applications for this call have to be sent no later than 15th of April 2015.
List of documents to be provided:
-          Application form (French and English version are in the attachment)
-          Document certifying that the publication of the dataset is endorsed by the manager
-          Motivation letter
-          Excel file with database sample
 
Please feel free to send this information to any contact who might be interested in this training.

Kind regards,
 
 
Chers tous,
 
Le projet CABIN (Central African Biodiversity Information Network) supporte par la Coopération Belge au Développement (DGD) et initie par le Musée Royal de l'Afrique Centrale (RMCA) organise un appel 2015 pour des propositions pour la mobilisation et la publication on-line de données de biodiversité de l’Afrique sub-saharienne.
 
Plus d'information se trouve dans la lettre d'appel de CABIN ci-joint (version française et anglaise)
Les applications pour cet appel doivent être soumis au plus tard le 15 avril 2015!
Liste de documents à soumettre:
-          Formulaire de candidature (version française et anglaise en annexe)
-          Document certifiant que la publication des données a l’aval de leur gestionnaire principal
-          Lettre de motivation
-          Document Excel avec un échantillon des données
 
N’hésitez pas à diffuser cette présentation de l’appel à toute personne parmi vos contacts qui pourrait être intéressée par cette formation.
 
 
Cordialement,

Franck Theeten
Database Manager and Trainer

Larissa Smirnova
Scientific Assistant

Royal Museum for Central Africa
Leuvensesteenweg 13
B-3080 Tervuren
Phone:+ 32 2 769 56 92

mercredi 25 février 2015

Le profil du futur Président de la République et ses 10 premières décisions!


Selon le calendrier publié le 12 février 2015, par la Commission Électorale Nationale Indépendante(CENI), l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo est fixée au 27 novembre 2016. La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle aura lieu le 7 décembre 2016. Les résultats définitifs seront annoncés le 17 décembre 2016. Le nouveau chef de l’Etat prêtera serment le 20 décembre 2016.
Selon ce calendrier, le 20 décembre 2016, les congolais connaitront leur président de la République car il aurait déjà prêté serment. Toutefois, je voudrais à mon avis que le futur président ait ce profil et ses 10 premières décisions doivent être dans les domaines suivants :
Pour le profil du futur président : Il doit être un homme ou une femme capable d’unir tous les congolais à une seule cause qu’est le développement de la RDC ; il doit être capable d’engager la RDC dans la voie de la démocratisation entamée depuis 1990 et soutenir l’impartialité de trois pouvoirs reconnus : législatif, exécutif et judiciaire. Le futur président doit être très communicatif et sensible aux questions qui touchent la survie du congolais moyen. Le futur président doit être capable de donner des exemples dans tous les domaines de la vie sociale et économique. Le futur président doit pouvoir disposer d’un minimum vital et d’une légitimité incontestable.
Pour ses 10 premières décisions, le futur président de la République doit prendre des décisions qui touchent les domaines suivants :
1. L’organisation de la politique interne et externe ; ici, il s’agira d’améliorer la place de la RDC dans le concert des Nations et sur le plan régional. Il sera également question d’organiser un forum sous-régional à deux étapes dont l’un concernera les 9 pays voisins de la RDC pour améliorer le climat avec ses voisins et l’autre concernera les organisations sous-régionales à vocation internationale.
2. La réorganisation et la restructuration de la plus grande industrie de la RDC. La plus grande industrie de la RDC est l’administration publique. Ce secteur doit être une priorité pour le futur président. Il s’agira de prendre des décisions et mesures drastiques pour améliorer l’efficacité et l’efficience de nos ministères qui emploient de fois un personnel pléthorique avec des faibles résultats ; et aussi mieux les rémunérer.
3. Réorganiser le Conseil Economique Social pour mettre en place un programme quinquennal de développement, qui concernera tous les secteurs socio-économiques. Le conseil économique social doit aider le futur président en tant qu’organe consultatif auprès du Ministère de Plan et de Développement des Infrastructures.
4. Réorganiser le secteur de la Justice. La justice élève une nation dit-on. Ce secteur mérite une attention particulière dans les premières décisions du futur président. Le corps magistral dans son ensemble, doit développer une éthique et une morale pour une justice équitable et mettre fin à la corruption qui gangrène ce secteur.
5. Continuer et finaliser le programme de restructuration de l’armée et autres services de sécurité. Le Congo a besoin d’une armée forte, efficace et dissuasive. L’armée dans son ensemble doit être formée, bien payé et mise dans les casernes. Ainsi, des camps doivent être reconstruites et construits pour pallier au problème de logement des militaires et le génie militaire sera utilisé pour construire le pays.
6. Restructurer les 5 entreprises dans les deux premières années qui doivent contribuer non seulement dans la création des richesses mais qui doivent aussi permettre à lutter contre le chômage. Parmi les premières entreprises à restructurer, réorganiser et mettre débout, il s’agit de la SNEL, la Regideso, la Miba, la SNCC et du Congo Airways…A coté de cela, une priorité sera donnée pour desservir les lignes nationales.
7. Mettre en place un Plan National de Développement avec priorités, la continuité de la construction et réhabilitation des infrastructures sociales, économiques, routières et sanitaires. Dans ce programme, la priorité sera donnée aux routes d’intérêt national et secondaire, celles, qui doivent relier les provinces entre elles, et les provinces et la ville de Kinshasa. Il s’agira notamment, de relier le nord au sud et de l’est à l’ouest. Dans cette décision, il s’agira aussi de relancer l’agriculture dont la priorité sera donnée aux cultures selon les potentialités agricoles de chaque région agro-écologique.
8. La dernière décision sera dans le domaine de l’éducation. Il s’agira de fermer partiellement les universités pour 2 à 3 ans, le temps de restructurer ce secteur dont les futurs étudiants doivent être formés en fonction du besoin de développement du pays. Ici, les nouveaux candidats étudiants ne seront plus inscris mais on maintiendra les étudiants en cours d’études. On mettra en place également un vaste programme d’éducation générale et de la grande masse analphabète en milieu rural pour rehausser leur niveau d’éducation.
9. La décentralisation technique des provinces doit être poursuivie au lieu seulement d’une décentralisation politique. Le futur président doit repenser au lieu du découpage mais plutôt d’une décentralisation selon la constitution actuelle l’exige.
10. Enfin, le futur président doit disposer d’un programme de 120 milliards pour l’exécution de son programme quinquennal et non, des budgets annuels tels que se fait aujourd’hui. Il doit mobiliser les recettes et limiter certaines dépenses moins prioritaires au profil des secteurs à effet d’entrainement.
Voilà à mon avis le profil et les 10 premières décisions du futur Président. Certaines décisions seront prises de manière simultanée.

mercredi 18 février 2015

3 #jeunes associent leurs voix pour parler du chômage en #RDC

Ils se sont rencontrés sur La Voix des Jeunes, et ils ont décidé d'associer leurs voix pour écrire un article sur l'emploi des jeunes dans leur pays, la République Démocratique du Congo: http://bit.ly/1EJASju
Une très bonne initiative pour un article intéressant, on vous encourage à le lire, et à co-écrire des articles avec des amis / collègues / inconnus.
© Image: Radio Okapi

Emploi des jeunes en RDC: Défis et pistes de solutions

Source : radiookapi.net
Source : radiookapi.net

L’emploi est un défi aujourd’hui pour les jeunes du monde, mais en RDC le cas est particulier. Dans ce pays, le marché du chômage l’a emporté sur celui de l’emploi, et c’est par là que doit pourtant finir la course des jeunes étudiants. C’est d’une observation portant sur le calvaire des jeunes à la recherche de l’emploi en RDC qu’est né cet article collectif de trois jeunes blogueurs congolais. De Kinshasa, Aimé KAZIKA (@AimKazika) s’est joint à Fidèle BWIRHONDE (@FBwirhonde) de Lubumbashi et Murhula ZIGABE   (@murhula2000) de Bukavu. L’état des lieux, les défis des jeunes et des gouvernants et les pistes des solutions sont les matières traitées dans cet article.

A. Contexte général, description et problématique de l'emploi des jeunes en RDC. Par Aimé KAZIKA - http://avenirdesjeunesdrc.blogspot.com/
 
La problématique de l’emploi des jeunes est l’une des préoccupations qui marquent les agendas actuels des responsables et partenaires de développement. Devant l’échéance de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement fixé à 2015, la jeunesse est devenue une thématique d’actualité.
En effet, la République Démocratique du Congo, notre cher beau pays, fait face à une urgence de pourvoir aux besoins incessants de nombreux jeunes en quête d’emploi. Si nous nous référons aux données de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), plus de 65% de la population a moins de 25 ans et la tranche d’âge des 15-24 ans représente près de 20% de la population nationale congolaise (OIT, mars, 2012).
Raison pour laquelle, un recadrage de la politique sur l’emploi des jeunes est une nécessité, sinon, la tendance actuelle n’augure aucun bon avenir, malgré le slogan entendu ça et là dans la création de l’emploi, et divers programmes mis en place pour endiguer le chômage des jeunes.
La croissance vertigineuse de l’économie informelle qui, pour l’ensemble du pays, emploie près de 80% de la population active, n’a pas permis de résorber le chômage des jeunes et/ou des femmes.
La pression qu’exerce la croissance du nombre des jeunes au chômage est intenable pour le gouvernement congolais parce qu’elle présente des risques pour la paix sociale conclut l'Organisation Internationale du Travail (OIT).
Dans ce contexte de crise créé par des problèmes sociaux, économiques, sécuritaires et politiques, l’emploi est devenu une denrée rare pour des nombreux jeunes. Même les chiffres avancés, ne permettent pas de traduire la réalité sur le terrain.
En RDC, la pauvreté des jeunes augmente proportionnellement du jour le jour. Cette situation est donc inévitablement perceptible pour les populations vivant dans les quartiers dits pauvres. La disparition progressive des emplois formels a accru le taux de chômage général dans l’ensemble du pays où le secteur informel couvre 95 % de la population vivant alors dans le petit commerce, la débrouillardise et le commerce ambulant.
Le secteur informel notamment le petit commerce, les ateliers de couture, de mécanique et de menuiserie, le salon de coiffure, les cabines téléphoniques et l’agriculture familiale sont là les grandes activités lucratives exercées par les jeunes sans emploi ou en quête de l’emploi. Cette adaptation aux réalités de l'environnement économique et social de la RDC pousse de nombreux citoyens à tout faire et à tout apprendre sans une vision à long terme et sans tenir compte des besoins du pays.
Un rapport de la BAD (Banque Africaine de Développement), 2012, déclare : « Il arrive fréquemment que des jeunes diplômés deviennent vendeurs, « cambistes », receveurs, tenanciers d'une cabine téléphonique, gardes,… faute de manque de possibilités d’embauche. Le manque de travail et l'absence de structures efficaces dans ce secteur poussent aussi de nombreux jeunes vers la délinquance.
Selon la Banque Mondiale, la RDC devrait créer 2 à 4 millions d’emplois chaque année pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail et réduire la pauvreté, toutefois, dans son DSCRP 2 couvrant la période 2012‑2016.
B. DÉFIS DES JEUNES ET DES AUTORITÉS SOCIOPOLITIQUES EN RDC. - Par Fidèle BWIRHONDE - http://fideleblog.canalblog.com/
 
La portion est amère, pour ainsi décrire la situation dans laquelle se retrouvent les jeunes congolais, presque tous tirés, on dirait, par un malheureux sort commun. Ils sont des milliers les jeunes que les universités congolaises déversent sur le marché de l'emploi, un marché où il n'y a presque plus de preneur. Et de l'autre coté, les autorités congolaises semblent insensibles. Encore jeunes, elles crient d'une voix commune pour dénoncer voire condamner les déviations des dirigeants en place, le manque d’emploi. Une fois au pouvoir, les moutons d'hier deviennent les loups d'aujourd’hui. En fait, disons que les défis des jeunes en RDC sont multiples face aux soucis d’accès à l’emploi.
Il faut les définir selon les milieux, d'une part, et les conditions de vie, d'autre part. L’une des problématiques c'est que notre pays est encore largement rural au point que même les statistiques sur les jeunes ne décrochent plus facilement ma confiance, car ne portant souvent que sur une frange de la population. -Je ne suis pas si sceptique.- Dans ces conditions, il est difficile d'uniformiser les visions des jeunes congolais dont seule une frange accède à une réelle éducation. Ce qui indique que les autorités auront du mal à appliquer une politique commune à des communautés différentes. Malheureusement, à la place d'adapter leurs plans, elles croisent les bras.
En ville, les jeunes pensent d'abord études. L'administration ou la politique et les affaires sont des choix de premier plan. Mais les conditions d'étude réduisent les chances de plus sérieux, surtout que tous les domaines sont ouverts à tous et donc à n'importe qui, puis la corruption qui s'en mêle. Nous, les pauvres, devons alors travailler double quand les bourgeois peuvent fainéanter. Du coup, pas étonnant qu'une « bourrique », gouverne un génie, et rien à y faire. Ici, le défi pour les jeunes renvoie à la prise de conscience des besoins du pays et des voies honnêtes d'y apporter solution. Pour les autorités, il s'agit de garantir à la jeunesse un encadrement équitable, équilibré et rigoureux selon les besoins nationaux. Et cela exige une certaine orientation.
Une attention particulière s’impose face à l’hémorragie liée à la fuite de cerveaux vers la chasse au bonheur à l’étranger. Analyser les urgences pour le pays et restructurer l’enseignement, garantir les mêmes chances à tous les jeunes, tout en les mettant en confiance notamment par les pratiques politiques dignes, le respect des engagements face au peuple,… doivent être de mise et ainsi n'aura-t-on pas autant de frustrés parmi les citoyens.
Chers jeunes, on n'est jamais mieux que chez soi. Le mal que nous dénonçons demeurera si vous tous devez voir le bonheur ailleurs. La RDC a besoin de vous jeunes. Votre défi ici c'est de rester déterminés, engagés solidairement, et braves. Créer un emploi, c’est possible, pas facile, mais ne l’attendre que de l’Etat c’est verser dans l’utopie.
Politiquement, doit-on rappeler que la taille continentale de notre pays est aussi un défi majeur. La question du fédéralisme me parait à nouveau valable pour doter les nouvelles entités des moyens nécessaires à résorber leurs chômeurs. Ceci fera à ce que Kinshasa ne se sente plus envahi par les fils de l'intérieur, autant que le Katanga ne condamnera plus ses fils à rêver leurs vies à Lubumbashi, en donnant naissance à quatre nouvelles provinces.
Dans l’autre sens, les jeunes congolais sont nombreux au chômage, et c'est aussi de leur faute. Au-delà de ne pas prendre toujours au sérieux leurs études, ils sont tellement paresseux que les expatriés semblent mieux en RDC que les nationaux. La créativité, l'esprit d'initiative, il n'y en a pas. On dit ne pas avoir de moyens, et c'est souvent vrai, mais pas seulement que ça la raison, bien qu’ici l'État ait démissionné. Le défi de financement de quelques projets des jeunes reste à relever par les autorités, ne serait-ce que pour encourager les quelques talents et initiatives. Mais cela n’empêche pas les jeunes de s’engager d’avantage, car déjà, la vérité ce que les jeunes congolais sont aussi très distrait. Un autre défi !
Le développement mondial, avec les secteurs de la vie que cela implique, n'a jamais été envisageable sans la jeunesse. Les jeunes doivent donc prendre conscience que la lutte contre le chômage ne doit pas être qu'une envie mais une vie. La diversification dans les affaires fera gagner plus vite que quand ils se tournent tous vers les mêmes secteurs. Les jeunes congolais ne doivent demeurer bornés, bons copistes et mauvais concepteurs. La différence est encore possible, j’ai espoir en vous, bien que pas sans doute.
C. PISTES DE SOLUTION. Par Murhula ZIGABE -https://lajusticedabord.wordpress.com/
L'emploi est une chaîne qui lie chaque jeune à la vie et à son Etat. Lorsqu'un Etat échoue à garantir de l'emploi à ses jeunes, il s'insécurise. Nous ne pouvons plus donc nous étonner en nous rendant compte que le taux de criminalité est en train d'augmenter dans nos villes, que l'insécurité est en train de grandir dans nos villages et que le nationalisme est en train de mourir chez-nous.
Dans notre pays, le nombre de jeunes au chômage déborde. Ces derniers sont devenus des vaux-riens, des impuissants, des vulnérables, des jeunes de la rue. Ils n'ont plus et de valeur à défendre et de bien à protéger. Pour eux c'est comme si la vie s'est arrêtée.
En effet, pour qu'il y ait plus d'emplois en R.D. Congo, il faut deux choses: la volonté politique et le changement de mentalité de la part des jeunes.
1. La volonté politique:
 
L'Etat congolais a le devoir de créer de l'emploi pour ses citoyens. Pour y parvenir, il doit améliorer son climat des affaires de manière à attirer les investissements locaux et étrangers. Améliorer le climat des affaires c'est se préoccuper de la sécurité, des infrastructures et de la corruption. L'éradication de l'insécurité et la corruption et l'amélioration des infrastructures vont diversifier les secteurs qui créent de l'emploi et ainsi redonner de l'espoir à de milliers des jeunes.
La volonté politique peut encore se traduire par la reforme de l'éducation nationale. En effet, le drame qui entoure ce phénomène de chômage des jeunes en R.D. Congo ce qu’une bonne partie de jeunes au chômage n'ont pas achevé l'école primaire. Et ceux qui ont achevé le cycle universitaire sont pour la plus part des fois détenteurs des diplômes des sciences sociales. D'où l'inadéquation entre la main d'œuvre présente sur le marché de l'emploi et le besoin éprouvé par les entreprises en main d'œuvre.
L'éducation doit répondre aux besoins des entreprises et mettre fin, par ce fait, au système d'importation de la main d'œuvre par les entreprises.
Reformer l'éducation nationale c'est aussi ajouter le cours sur l'entreprenariat aux programmes des cours de chaque filière. Le bienfait de ce cours c'est qu'il est capable de transformer un chercheur d'emploi en créateur d'emploi.
2. Le changement de mentalité de la part des jeunes:
 
En effet, le chômage dans lequel un grand nombre de jeunes congolais est plongé aujourd'hui est un message que nous devons changer notre mode de vie. La mode de vie à changer c'est la surconsommation. Ne sommes-nous pas devenus un marché où les autres vendent ce qu’eux mêmes ne peuvent pas acheter? Ne pouvons-nous pas être des jeunes et ne pas surconsommer? Ne pouvons-nous pas être des jeunes et penser à l'épargne? Ne pouvons-nous pas être des jeunes et ne pas céder aux influences de nos sentiments, aux influencent de ceux qui nous entourent?
Si nous régulons notre consommation, chacun d'entre nous ne peut-il pas proposer une solution individuelle au chômage?
Documentation :
1. Document de Stratégies de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP-2), 2011-2015, RDC
2. Allocution lors de la Journée de l’emploi des Jeunes portant sur : « Travail décent pour les jeunes dans un contexte de reconstruction et de modernisation de la République Démocratique du Congo », OIT, mars 2012.
3. Perspectives Economiques Africaines (PEA), BAD, 2012

vendredi 13 février 2015

Un calendrier électoral qui vaut 1Milliard de dollars et plus! De quoi se frotter les mains !



La journée d’hier jeudi 12 février 2015, a été marquée par une psychose dans la ville de Kinshasa. Depuis les récents événements du 19 au 21 janvier 2015,  tous les yeux  sont braqués sur la CENI. L’attente de la publication du calendrier électoral global a laissé la place à la loi électorale qui a mis Kinshasa et Goma à feu et à sang. La population de la RDC, tous, à Kinshasa en particulier, on ne savait pas ce qui devrait se passer après cette publication. Ainsi, dans la soirée, le transport s’est fait rare au niveau du grand centre ville, l’embouteillage qui s’en est suivi. A l’origine, l’approche de la publication par la CENI. Ainsi, la précipitation de pouvoir rentrer le plutôt possible, car, on ne sait jamais, ce  qui peut arrêter.
Comme l’a si bien dit, quelqu’un « ….la situation reste toujours tendue ; tout risque de s’embraser  à tout moment ». La prudence oblige, la sécurité des biens s’impose ! Il fallait rentrer à la maison à temps. Dans cette ambiance de pouvoir trouver le moyen de transport, une psychose inouïe s’est installée, certains ne comprenaient même pas la raison de l’embouteillage, on pensait c’était la situation normale. Mais, le suspens a été levé hier dans l’après-midi, quand la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) a publié le calendrier global des élections en RDC. Toute fois, beaucoup d’observateurs sont encore sceptiques quant à la faisabilité des moyens et du temps car,  Selon le président de la #Ceni, l’organisation de ces élections nécessitera 1 145 408 680 dollars américains. #RDC.
Est-ce, la CENI a réellement besoin de ce montant ou c’est le manœuvre du gouvernement pour bloquer la machine électorale ? Certains pensent que le gouvernement est derrière cette somme colossale étant donné qu’avec la loi électorale, la population a dit Non, maintenant, la question sera où trouver l’argent pour financer les élections.
Faudra t-il compter sur les partenaires internationaux, sans oublier que, la main qui donne c’est celle qui dicte le jeu ou bien, le gouvernement congolais va puiser dans sa propre poche comme cela l’a été en 2011 ! Autant d’interrogations qui hantent l’esprit des hommes avertis.
Quant au chronogramme fixé pour les élections provinciales, municipales, urbaines et locales, c’est le 25 octobre 2015 ; les résultats seront annoncés le 10 décembre. Les sénateurs seront élus le 17 janvier 2016 alors que l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs aura lieu le 31 janvier 2016. Quant aux législatives et présidentielles, c’est fixé au 27 novembre 2016, la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle aura lieu le 7 décembre 2016. Les résultats définitifs seront annoncés le 17 décembre 2016. Le nouveau chef de l’Etat prêtera serment le 20 décembre 2016. Voilà ce que tous les acteurs politiques et l’ensemble de la RDC attendait de la CENI. Les voix s’élèvent déjà  pour manifester le scepticisme quant au calendrier.
Pourtant, Russ Feingold, l'envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands Lacs l'a rappelé, le lundi 9 février, au cours d'une conférence de presse à Kinshasa, que Washington n'a pas changé de position sur le processus électoral en RDC et dans la région. La Constitution devra être respectée et les élections devront se tenir dans les délais. C’est un défi de taille pour la RDC.
Dans ces conditionnalités du temps et des moyens d’une part et de l’exigence des élections d’autre part, le gouvernement mettra t-il la main dans sa poche pour libérer 1 145 408 680 dollars américains ? Seul l’avenir nous donnera raison.

Message d'un jeune Camérounais, Desy Danga à la jeunesse Camerounaise et Africaine, lors de la fête nationale de la jeunesse au Cameroun, Le 11 février 2015.

Message d'un jeune Camérounais, Desy Danga à la jeunesse Camerounaise et Africaine, lors de la fête nationale de la jeunesse au Cameroun, Le 11 février 2015.

A la jeunesse camerounaise et africaine que j’espère vivement et que je vois chaque jour dans le théâtre de la débrouillardise.
A cette jeunesse condamnée à être méritante.
A la jeunesse qui s’inscrit dans le grand livre du changement qui arrive contre vents et marées !
A la jeunesse entreprenante et combattante que je salue!
Que nos dirigeants et décideurs le comprennent au final. La jeunesse c’est la relève et l’un des leviers déterminants du changement. La jeunesse c’est le bras valide et le ciment qui construiront notre développement intégral. La jeunesse c’est l’arme de préservation de la paix. A condition qu’elle soit intégrée dans la sphère de prise de décision par l’exercice d’une fonction et la liberté d’entreprendre qui va avec.