Charnier de Maluku : Quand les fœtus, les indigents et les mort-nés réclament « la vérité»!

A Kinshasa, en République Démocratique du Congo, l’affaire dite du «charnier de Maluku» occupe la Une de l’actualité depuis le début ce mois d’avril. En effet, dans cette affaire combien inquiétante qui suscite des doutes et suspicions de la part de la communauté locale, nationale et internationale, l’enquête administrative de la part du gouvernement congolais ne fait pas foi! D’où la nécessité d’une enquête internationale, indépendante et crédible pour prouver réellement la vérité et ce, par des autopsies qui permettrait de clore le débat sur l'origine de la mort de ces 421 personnes, concluent certains analystes.

A l’origine, des témoignages des habitants de Maluku font état de l’existence d’un charnier ou d’une fosse commune qui contiendrait 421 corps - 300 mort-nés ou fœtus, 23 corps abandonnés, 34 indigents et 64 personnes non identifiées. La nouvelle s’est proposée comme la poudre. 

Est-ce que le gouvernement de la RDC va faciliter une enquête urgente comme le souhaiterait la Belgique et les autres ONG Nationales et Internationales de droits de l’homme? L’affirmation est remise en cause. Toutefois, la vérité qui reste enterrée avec les 421, ou 424 ou bien 425 corps dont 320 fœtus et enfants mort-nés auxquels il faut ajouter des indigents abandonnés, est réclamée d’autant plus que l’on sait que la police a réprimé les jeunes congolais lors de la Manifestation du 19 au 21 janvier 2015 à Kinshasa et qu'il y a eu des disparus lors de l’opération Likofi. 

Ce qui est sur, c'est qu'on ne peut pas enfouir la vérité, et la falsifier ; raison pour laquelle le gouvernement est accusé d’avoir commis cet acte ignoble ne respectant pas les conditions élémentaires d’inhumation. Ces êtres ont droit à des sépulcres ; et la vérité sur ce dossier semble gêner certaines personnes du pouvoir. 

La grande interrogation reste l’exhumation de ces corps pour faire la lumière sur ce sujet brûlant. En tant que fils du pays, nous exigeons qu’il n'y ait pas entrave ni obstruction dans l’enquête prochaine indépendante qui permettra d’établir la vérité sur cette fosse commune de Maluku et d’éclairer l’opinion nationale, sinon, le doute et les suspicions prendront place et la confiance de la population s’amenuisera de plus en plus envers les autorités en place. A en croire certains médias, le ministre de l’intérieur et son collègue de la justice se disent prêts à ordonner l’exhumation des corps, si la demande est exprimée. Ils seront contredits trois jours plus tard par le ministre porte-parole du gouvernement qui récusera à tout le monde le droit de réclamer une telle exhumation[1]. D’ores et déjà les déclarations sur l’affaire du charnier de Maluku varient, cela laisse entrevoir l'hypothèse que le gouvernement a joué un rôle et veut maintenant jouer au pompier et pyromane. D’où la nécessité d’une enquête indépendante pour crédibiliser les résultats de l’enquête. 

Les fœtus, les indigents et les mort-nés réclament « la vérité »! Même s‘ils ne sont pas capables de dire un mot dans leur situation de trépas, les familles exigent et réclament vérité, rien que la vérité. La bonne nouvelle est que le BCNUDH a expliqué à l'AFP que le site était désormais "protégé" par une "présence policière" lit-on sur rfi.

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Aimé Kazika a partagé la publication de Debriefing Média Channel.