Le transport multimodal en RDC : une colonne vertébrale cassée et un secteur porteur de croissance en panne et à restructurer !




Devant les deux chambres réunis en congrès le lundi 15 décembre 2014, le président de la République a fait une adresse à l’auguste assemblée sur l’état de la Nation. Dans ce discours combien attendu, un mot m’a frissonné, c’était « le transport multimodal » en RDC.
J’étais un peu trop curieux de comprendre le sens large et restreint de ce mot car le transport multimodal en RDC à mon avis, est une colonne vertébrale qui doit servir de développement du pays, qui malheureusement, cette colonne vertébrale est malade, et ce secteur est en panne, mérite d’être restructurer.
 En consultant le dictionnaire  en ligne wikipedia, http://fr.wikipedia.org/, le transport multimodal ou le transport combiné désigne une forme de transport intermodal de type « rail-route ». Le transport intermodal mobilise la notion plus générale d'intermodalité qui s'applique aussi au transport de voyageurs. Les personnes qui se réfèrent à la terminologie de la C.E.E.-O.N.U. peuvent préférer réserver le qualificatif « plurimodal » aux déplacements de personnes utilisant successivement au moins deux modes de transport pour le même déplacement. Dans le cas particulier de l'association de la route et du rail on emploie souvent le terme de transport combiné ou « ferroutage ». Un véhicule rail-route est un véhicule destiné à la circulation sur route et sur rail. Il s'agit de l'acheminement de marchandises par au moins deux modes de
transport successifs.
En RDC mon pays, le secteur de transport pose d’énormes problèmes et défis tant sur les plans des infrastructures, organisationnels que financiers. Le système de transport de la RDC repose sur un réseau multimodal combinant transports fluvial, routier, ferroviaire, aérien et maritime.
Aucun pays ne peut se développer sans un système de transport interne et externe fluide. Hélas, tous les efforts entrepris jusque là, ne mettent pas assez de fonds et d’engagement pour améliorer ce secteur, pourtant, porteur de croissance et créateur d’emploi.
La situation du transport multimodal décris dans ce tableau ci-dessous, rend difficile, l’émergence de la RDC fixé à l’horizon 2030. Le Transport multimodal comprend :  
A-Transport Aérien : Le réseau est actuellement constitué de 270 aéroports à travers l’ensemble du pays. Le transport aérien congolais, selon, (http://www.ont-cd.org/annuaire_voies_nationales.pdf)  est extrêmement cher et reste peu sur à cause de la qualité de la flotte qui assure le transport inter et intra provincial, qui jusque là figure sur la liste noire de l’agence internationale de sécurité aérienne (IATA)
B-Transport Routier : L’ensemble du réseau routier national de la République Démocratique du Congo est long de 152400 km dont 58385 km d’intérêt général, 86615 km de routes dites d’intérêt local et 7400 km de voies urbaines. Il y a de cela quelques années, le réseau routier du pays se trouvait à plus de 75% en état de délabrement avancé. De tous ces 152400 km de routes, seulement 2800 km sont présentement asphaltés, mais dont une bonne partie se trouve dans un état délabré.
C-Transport Ferroviaire : Les réseaux ferroviaires, à l’origine incomplets pour des raisons historiques ou géographiques, ont vu leur état général se dégrader depuis l’indépendance par manque d’entretien ou même vol des infrastructures.

D-Transport Maritime : les ports maritimes échelonnés le long du bief maritime à l’embouchure du fleuve permettent d’ouvrir le pays sur le grand large. Ce secteur est l’un des maillots faibles dans le secteur de transport en RDC. Avec le dernier naufrage au lac Tanganyika avec la perte de 130 personnes, et d’autres grandes rivières telles que le Kasaï où des baleinières sont en surcharge, le secteur Maritime doit être impérativement être restructuré. ,  

Selon http://www.ont-cd.org/annuaire_voies_nationales.pdf,  le transport en RDC est l’un des plus importants défis que le pays est amené à relever pour s’assurer un développement durable ainsi que la condition sine qua non pour la restauration de l’autorité de l’Etat et de la sécurité à travers l’ensemble de la RDC, pour le retour d’une croissance économique durable et pour l’accès aux services sociaux de base. Dans un pays de la taille de la RDC, les problèmes d’accès sont aujourd’hui l’obstacle principal à la stabilisation et au développement du pays.
Voilà, l’Etat de lieux du secteur de transport multimodal de la RDC. Des efforts fournis doivent être multipliés pour permettre la libre circulation des personnes et de leurs en un temps record et en toute sécurité dans l’ensemble du pays.



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