Quand ma femme devient lesbienne et vit dans la polyandrie !
Cette histoire se
déroule dans un centre hospitalier. Il est 19h passés de quelques minutes. Je
suis devant le bureau du médecin pour une consultation, j’attends une
discussion dans un autre office, je pensais un couple qui dispute du problème
de couple, curieux de voir, de savoir et d’entendre les propos de l’homme en
colère, d’une trentaine, debout à coté d’une jeune femme de vingtaine, et à
coté, une autre jeune femme d’une vingtaine, le bruit court le couloir, les infirmières
se précipitent pour les séparer. Ce sont deux rivaux, deux partenaires qui se querellent. Chacun a
raison et dit c’est ma femme ! Le
Monsieur dit, c’est ma femme, l’autre est lesbienne, et celle qualifiée de
lesbienne dit, c’est ma femme. Chacun de nous, doit être proche de la malade
pour exprimer son amour. Je suis venue visiter ma femme, car elle est malade réponds-t-
elle à une infirmière. Dépassée par l’événement, l’infirmière ne sait rien dire,
elle ne fait que regarder, car c’est une situation qui ne se passe pas en
pleine ville et surtout dans un quartier populaire, et encore la nuit. En
voulant s’enquérir de la situation, l’homme me dit, ma femme vivait avec cette
fille, elle est lesbienne, et elle veut toujours que ma femme continue à la
suivre, je le lui ai interdit, mais, elle ne renonce pas toujours, car, semble
t-il cette relation est difficile à rompre selon certaines langues. Je me suis
dit, donc, cette femme vit dans la polyandrie (plusieurs maris) ? Je ne
sais pas donner la réponse. Le lesbianisme dans notre culture n’existait pas,
il est même condamné, mais, de plus en plus, la réalité explique autrement les
choses. On voit plusieurs filles vivre cette relation entre elles, si vous leur
poser la question, elles répliquent, c’est un choix personnel et nul ne peut
nous arrêter de rompre. Un jour, une jeune joueuse m’a affirmé qu’elle préfère
être lesbienne que de vivre une relation hétérosexuelle, elle veut simplement éviter
une grossesse pour bien gérer sa carrière ! Mais, chose étonnante, j’ai
une cousine qu’il y a presque trente ans, elle était lesbienne depuis son jeune
enfance, mais, dont on ne comprenait absolument rien de cette situation. En ce
moment là, le mot « lesbienne », n’était pas parmi les vocables que
je connaissais. Dans le langage courant de Kinshasa, on appelle les « Lelé », raccourci de
Lesbienne. Question qu’on ne saurait pas parler faute des convictions
religieuses, question qu’on ne saura développer faute de notre poids culturel,
question qu’on ne saura discuter car le substrat culturel nous l’empêche…Le lesbianisme est sujet qui n’est
pas tabou mais une réalité, on les voit, on les côtoie, et elles s’acceptent
dans cet état. Quand ma femme devient lesbienne et vit dans la polyandrie telle
l’a été la question posée par ce jeune de trentaine.
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