La rareté des époux : une situation qui inquiète !
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Le constat reste difficile à affirmer et, mais il est réel, telle
est la conclusion d’une jeune fille qui m’a accordé l’interview
sur cette problématique sociétale. Les points de vue apportés
sont ceux de l’intéressée dont le nom est d’emprunt.
Pourriez-vous vous présentez ?
Je suis mademoiselle Michou Marthe, j’ai 38 ans et suis
célibataire. Je vis dans la ville de Kinshasa, je travaille dans
le domaine du marketing et business dans une entreprise de la
place.
As-tu déjà entendu parler de ce problème de rareté d’époux
?
Oui, je l’entends souvent parmi les filles âgées de 25 et 40 ans.
J’ai aussi lu quelque part que le problème de rareté d’époux a
été constaté à Dakar au Sénégal. A Kinshasa, le constat est réel.
De plus en plus, on se retrouve dans ces cas où il n’y a moins
d’hommes qui viennent vous demander en mariage.
Pour toi, qu’insinue la « rareté d’époux » ?
La rareté d’époux, selon moi, est une situation qui touche
actuellement nos villes, communes, quartiers et villages. Elle se
manifeste par l’absence fréquente et/ou moins prononcée des
jeunes hommes capables de vous demander en mariage. Vous voyez
des amis hommes, ou des hommes, peut-être même, vous vivez avec
un homme, qui ne veut pas vous épouser. D’où l’émergence de ce
phénomène « rareté d’époux ».
A quoi est due cette situation de rareté d’époux ?
Pour moi, la situation doit tirer ses origines dans l’évolution
de nos mœurs ! En effet, dans notre pays, à l’époque, quand une
fille atteignait 15 ans, 16 ans ou 18 ans, il y avait toujours un
homme prêt à la solliciter pour le mariage. Mais actuellement,
même à 40 ans, vous ne trouvez pas d’hommes qui souhaitent vous
épouser. Une autre cause serait, le prolongement des études pour
certaines filles, car, il semble que les jeunes hommes ont peur
des filles qui ont un niveau d’instruction élevé et cela, pose de
problèmes pour le mariage, surtout que les hommes ont peur de
l’instruction de la femme (pour certains hommes à l’exception
près !).
Quel pourrez-être la solution selon toi ?
La solution doit provenir de l’éducation des filles et des
garçons. C’est vrai que dans notre culture africaine et
congolaise en particulier, la jeune fille est préparée pour le
mariage. A certain âge, si la fille n’est pas mariée, cela pose
un peu d’inquiétude pour les parents et pour la fille jeune
elle-même, qui, de fois, devient la risée de ces amis du
quartier. Il faudra que les parents accordent une place
importante à l’éducation tant pour la jeune fille que pour le
garçon.
Quel est ton mot de la fin ?
Je vous remercie pour cet entretien. Je voudrais seulement
insister que la situation de rareté des époux ne touche pas
seulement la ville de Kinshasa, mais également quelques villes
africaines. Les filles ne doivent pas en souffrir, mais, au
contraire, elles doivent se montrer courageuses pour affronter
cette étape et cela n’a rien avoir avec notre féminité.
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